Tour de Gatineau

Le Tour de Gatineau |une préparation idéale avant les Championnats du monde

Gatineau, 18 septembre 2026 – Le Tour de Gatineau prend du galon depuis quelques années, notamment grâce à la présence de quelques équipes féminines du World Tour comme Liv AlUla Jayco et Visma | Lease a Bike qui ont pris part aux différentes éditions depuis 2024.

Cette année, l’organisation de l’événement a également pu profiter des Championnats du monde de cyclisme sur route qui débuteront dimanche, à Montréal, pour accueillir plusieurs coureuses qui souhaitent peaufiner leur préparation en sol nord-américain. Ce fut notamment le cas de la championne du monde de la course sur route Magdeleine Vallières-Mill et de son homologue au contre-la-montre Marlen Reusser.

Vallières-Mill effectuait d’ailleurs un retour à Gatineau, elle qui avait roulé entre le Vieux-Hull et le parc de la Gatineau en 2019, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

« Le Tour de Gatineau arrive à un moment parfait dans ma préparation pour les Championnats du monde cette année. C’est une course super importante pour la prochaine génération de jeunes cyclistes qui ont la chance de voir la course ou même d’y participer. En 2019, c’était une de mes premières expériences avec l’équipe canadienne, je me souviens d’avoir tout donné dans une petite montée et d’avoir complètement explosé ensuite. C’était difficile, mais j’ai appris beaucoup et c’est ce genre d’expérience qui m’a donné le goût de continuer », a raconté Magdeleine Vallières-Mill.

La Sherbrookoise ne pouvait pas rater l’opportunité de rouler pour une dernière fois cette année avec le maillot arc-en-ciel, en sol québécois, tout juste avant de défendre son titre à Montréal.

« Ça représente beaucoup de pouvoir participer à ma dernière course avec cette édition-ci du maillot de championne du monde au Québec. On s’entend que j’aimerais évidemment le gagner à nouveau la semaine prochaine. Je suis contente d’être à la maison et de rouler avec mon maillot arc-en-ciel devant le Québec », s’est-elle réjouie.

Vallières-Mill a participé au Tour de Gatineau au sein de la même équipe que certaines de ses coéquipières de l’équipe canadienne, dont Alison Jackson et la Québécoise Olivia Baril.

« C’est vraiment important de pouvoir rouler ensemble avant les Championnats du monde pour la cohésion d’équipe. Ça nous permet d’apprendre à nous connaître et savoir comment travailler ensemble. C’est un parcours complètement différent des mondiaux, mais on va pouvoir avoir des kilomètres de course de plus dans les jambes avant la grosse course aux Championnats du monde », a renchéri Baril, qui participera à ses cinquièmes mondiaux.

Pour Baril, le Tour de Gatineau représente également une rare opportunité de courir à la maison.

« Je suis super contente de pouvoir rouler au Québec. L’organisation a fait un travail très important dans les dernières années pour garder la course en vie. Le Grand Prix cycliste de Gatineau, à l’époque, c’était ma première course chez les seniors, donc c’est spécial de revenir courir ici », a ajouté Olivia Baril.

L’occasion de faire grandir le Tour de Gatineau
Le Tour de Gatineau est actuellement considéré comme la plus importante course UCI en Amérique du Nord avec la Philadelphia Cycling Classic, en Pennsylvanie. Pour Karol-Ann Canuel, ancienne cycliste professionnelle et directrice générale du Tour de Gatineau, l’édition 2026 était l’occasion idéale de faire connaître l’événement aux meilleures équipes du monde.

« C’est tellement trippant d’avoir les meilleures cyclistes au monde qui sont de la partie cette année. C’est certain que je suis particulièrement heureuse que Magdeleine soit là et qu’elle puisse participer à sa dernière course avec le maillot de championne du monde chez nous. Ça nous fait évidemment une très belle vitrine », a affirmé Canuel.

« Il y a beaucoup plus d’équipes et de pays qui ont exprimé leur intérêt pour venir à Gatineau cette année. Ensuite, notre but est de nous assurer que tout le monde aime son expérience ici pour que les équipes veulent revenir année après année et qu’on fasse partie de leur calendrier pour les futures saisons. »

Également impliquée dans l’organisation des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal au cours des dernières années, l’olympienne des Jeux de Rio et de Tokyo espère voir l’arrivée d’au moins une course de niveau World Tour au Québec dans un avenir rapproché.

« La volonté est là d’avoir une course féminine pendant les Grands Prix et c’est certain que ça aiderait le cyclisme féminin au Canada. Le Tour de Gatineau pourrait avoir son rôle à jouer, en s’alliant à l’organisation d’une course World Tour dans le cadre des Grands Prix. Ça permettrait d’offrir un petit bloc de courses importantes en Amérique du Nord. Ça attirerait certainement encore plus d’équipes », a mentionné la directrice générale.

Olivia Baril abonde d’ailleurs dans le même sens.

« Il y a déjà des équipes européennes qui se déplacent pour venir ici. Si on ajoute une course féminine à Québec ou Montréal et qu’on la coordonne avec d’autres courses ailleurs en Amérique du Nord, je suis certaine que tout le peloton viendrait. C’est ce qu’on espère pour le futur », a-t-elle conclu.

Rédaction : Louis-Michel Lelièvre

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