
Giro
Montréal, 15 mai 2026 – Nickolas Zukowsky (Pinarello Q36.5) avait mis une étoile à côté de cinq étapes du Giro où il pourrait s’échapper. La septième étape disputée vendredi qui se terminait au sommet du Blockhaus, une ascension de plus de 13 kilomètres à une pente moyenne de 8,5 % n’était pas sur sa liste, mais qu’importe : il a été un acteur de premier plan à cette étape de 244 kilomètres où il en a passés 230 dans le petit groupe de tête.
« L’équipe a changé ses plans et elle voulait qu’on anticipe pour aider nos coureurs Chris (Harper) et David (De La Cruz) pour le classement général en pensant que ce serait plus sélectif avant le Blockhaus. Sur papier, ce n’était pas tant un final qui me convenait, mais on ne sait jamais », a laissé tomber Zukowsky en riant lorsqu’il a commenté son épopée du jour à Sportcom.
« En termes de résultat, il n’y a vraiment rien à dire, mais en termes de sensations, c’est une de mes bonnes journées. Ce qui est sûr, c’est que c’est l’échappée la plus longue que j’ai faite », a poursuivi le Québécois, qui a ajouté qu’il s’était alimenté parfaitement pendant cette journée de plus de 6 heures en selle, marquée par les pluies passagères et le froid des hautes montagnes.
C’est d’ailleurs en partie grâce à cela que le cycliste de Sainte-Lucie-des-Laurentides a été l’un des deux derniers rescapés du jour, en compagnie du Néerlandais Jardi Christiaan Van der Lee (EF Education - EasyPost), de cette échappée-fleuve qui a compté jusqu’à un peu plus de 6 minutes d’avance.
Les deux coureurs ont été repris par le groupe des favoris à 6,5 kilomètres du sommet.
Ensuite, Jonas Vingegaard (Visma – Lease a Bike) a fait sa première attaque et Giulio Pellizzari (Red Bull – BORA – hansgrohe) a pu s’accrocher un instant avant d’être décroché et dépassé par Felix Gall (Decathlon CMA CGM), deuxième du jour à 13 secondes de Vingegaard, premier à franchir la ligne d’arrivée.
Le Québécois a conclu la journée en 34e place (+7 minutes 5 secondes). Le Portugais Afonso Eulalio (Bahrain - Victorious) demeure en rose, même après avoir perdu environ 3 minutes sur le vainqueur du jour qui pointe maintenant au deuxième rang à 3 minutes 17 secondes.
« Sur papier, on n’allait jamais vraiment se rendre jusqu’au bout, mais des fois, dans le vélo, c’est le fun de se battre un peu, de faire le show et d’être compétitif. Ça fait partie du sport de faire honneur à la course et aux fans qui sont là. Je suis fier de m’être battu et de m’être testé. C’est bon signe pour la suite. »
Zukowsky a attaqué à quelques occasions dans les 25 derniers kilomètres, ce qui lui a notamment permis de remporter le sprint Red Bull, un sprint intermédiaire qui se trouvait au pied du Blockhaus, avant d’amorcer l’ascension en solo, pour ensuite être rejoint par Van der Lee.
« Tout le monde (de son équipe) était content. Ils m’ont donné le go pour faire mon effort et voir jusqu’où je pouvais me rendre. Ça m’a motivé et j’ai pu remplir la consigne de gagner le sprint Red Bull. »
Rédaction : Mathieu Laberge
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