Paracyclisme sur route

Une réserviste de premier plan

Montréal, 19 juillet 2021 - Un nom bien familier dans le monde du paracyclisme canadien ne figurait pas sur la liste officielle de la délégation qui ira au Japon, dévoilée par Cyclisme Canada le 7 juillet. Il s’agit de celui de Marie-Claude Molnar, qui devra se contenter du rôle de réserviste pour les épreuves sur route et sur piste.

Sacrée championne du monde au contre-la-montre et à la course en ligne chez les C4 lors des Championnats du monde 2021, la Québécoise n’a pu obtenir son billet pour Tokyo. Une situation qui aurait pu être bien différente sans la pandémie et l’annulation de multiples événements primordiaux pour le processus de qualification paralympique, qui a pris fin le 16 mai dernier.

« Malgré mes récentes performances, il y a un long processus de sélection qui se fait avec les résultats de tous nos athlètes. J’avais eu de bons résultats en 2019 et en 2020, mais par la suite, le calendrier a été chamboulé et il y a des compétitions auxquelles je n’ai pas pris part par mesure de sécurité », explique-t-elle.

Pour recevoir un laissez-passer automatique pour les épreuves paralympiques sur piste, Molnar devait obtenir un top-4 à la poursuite individuelle lors des Championnats du monde 2020 (Milton), ou bien un top-3 au départ lancé lors de ce même événement. Elle s’était cependant classée sixième et septième lors de ces épreuves.

Scénario similaire pour les compétitions paralympiques sur route, alors que les places canadiennes étaient réservées aux athlètes ayant terminé parmi les cinq premiers de leur catégorie lors d’une Coupe du monde, de même qu’à ceux qui avaient obtenu un top-8 aux Championnats du monde 2019. Molnar était cependant absente lors de cette compétition qui se déroulait au même moment que les Jeux parapanaméricains de Lima, au Pérou.

Deux ans plus tard, l’athlète de Longueuil se dit évidemment déçue, mais loin d’être découragée par la situation. « J’ai donné tout ce que je pouvais. J’ai fait ce que j’ai pu et pour le reste, il y a des décisions qui ne m’appartiennent pas », lance la médaillée de bronze au contre-la-montre des Jeux paralympiques de Londres.


Marie-Claude Molnar
photo affichée sur facebook par Cyclisme Canada le 12 juin 2021

« Les autres athlètes ont aussi très bien performé. Les personnes qui sont là, elles ont mérité leur place et je suis fière d’elles. J’ai confiance qu’elles vont donner tout ce qu’elles ont et qu’elles vont avoir de bonnes performances. »

À titre de première remplaçante de l’équipe canadienne, Molnar doit demeurer sur le qui-vive jusqu’au départ de l’équipe canadienne pour la capitale japonaise. Et si Cyclisme Canada doit faire appel à ses services, elle assure qu’elle sera prête à représenter fièrement son pays, comme elle l’avait fait à Londres et à Rio (2016).

« Parfois, Carey Price doit laisser sa place à Jake Allen et quand il entre, il est prêt ! J’estime que mon rôle est la même chose et je dois rester dans la meilleure forme de ma vie. Mes performances à l’entraînement sont vraiment excellentes et s’ils ont besoin, je serai prête. Mon rôle, c’est ça et de souhaiter bonne chance à tous mes coéquipiers qui s’envoleront vers Tokyo bientôt », conclut-elle.

Rédaction : Rédaction : Luc Turgeon et Mathieu Fontaine

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