Grand Prix de Gatineau

Joëlle Numainville évite l’hécatombe et termine quatrième

Gatineau, 21 mai 2012 - Évitant de justesse une chute à 2 kilomètres de l’arrivée, Joëlle Numainville (Optum – Kelly Benefit Strategies) a tout de même pu revenir sur la tête de course et terminer au quatrième rang du Grand Prix cycliste de Gatineau, lundi, en Outaouais. La sprinteuse allemande Ina-Yoko Teutenberg (Specialized-Lululemon) s’est imposée devant l’Australienne Rochelle Gilmore (Faren Honda) et l’Ukrainienne Alona Andruk (Équipe nationale ukrainienne).

Roulant à pleine vitesse pour rejoindre une dangereuse échappée d’une douzaine de coureuses, le peloton a fait la jonction dans la dernière descente du parcours lorsque Clara Hughes (Specialized-Lululemon) s’est fait accrocher par sa compatriote Rhae Shaw (Équipe canadienne) à environ 2 kilomètres de l’arrivée. La championne canadienne au contre-la-montre a dérapé sur la chaussée, mais elle a pu remonter en selle et terminer en huitième place, à 5 secondes de sa coéquipière gagnante.

« Ça s’est tout juste passé derrière moi et à ce moment la course était vraiment dure, a expliqué Numainville, qui avait les traits tirés après la course, témoignant ainsi de ces 3 heures 25 minutes d’efforts.

« Ce n’était vraiment pas facile avec cette chaleur et c’est la première fois que nous coursons cette année dans de telles conditions. En temps normal, je m’en tire bien sauf qu’aujourd’hui (lundi), ce n’était pas facile. J’ai vraiment eu de l’aide de ma coéquipière Carmen Small qui a bien mis la table pour moi. J’étais un peu moins fraîche pour le dernier sprint, mais malgré tout, je suis contente. »

« Joëlle et Carmen étaient devant la chute, mais moi j’étais derrière. Nous sommes restées prises en arrière, alors je n’ai malheureusement pas pu aider Joëlle pour le sprint final », a ajouté Lex Albrecht, de Québec, coéquipière de Numainville et 17e de l’étape.

Numainville connaît un excellent début de saison, notamment une troisième place au prestigieux Tour des Flandres, et son résultat obtenu lundi fait en sorte qu’elle demeure parmi les candidates sérieuses à l’obtention d’un billet olympique.

« J’espère que tout le monde va le remarquer », a-t-elle sous-entendu en faisant référence au comité de sélection qui décernera les places. « Je peux sprinter, mais comme on l’a vu aujourd’hui, j’ai pu rattraper en solo l’échappée après l’accident afin d’être en mesure de batailler pour le sprint. »

Pouvant compter sur trois coéquipières au sprint final, Teutenberg était donc la candidate logique à la victoire. « Nous savions que nous devions étirer le peloton avant le dernier rond-point (ndlr : à 250 m de l’arrivée). L’équipe Optum a attaqué avant le rond-point et j’ai pu sauter dans le train pour ensuite l’emporter. »

Le film de la course
La Canadienne Tara Whitten (Tibco - To The Top) s’est échappée dès le début de l’épreuve pour rapidement creuser un écart de plus d’une minute et demie. Au 7e des 13 tours de cette épreuve de 132 kilomètres, l’avance de l’ex-championne du monde de l’omnium sur piste est passée sous la minute. Un tour plus tard, le peloton avait avalé la cycliste albertaine.

Dans les tours suivants, plusieurs échappées ont pris naissance, notamment une de Clara Hughes (Specialized-Lululemon) qui était en compagnie de l’Australienne Melissa Hoskins (GreenEdge), alors qu’il restait quatre tours à faire. La vingtaine de secondes d’avance du duo a toutefois fondu comme neige au soleil et elles ont été rattrapées au tour suivant.

À l’avant-dernier tour, une douzaine de coureuses ont pris la fuite, incluant les Québécoises Karol-Ann Canuel (Équipe nationale canadienne) et Lex Albrecht (Optum – Kelly Benefit Strategies). Non loin derrière, Véronique Labonté (Équipe du Québec), a raté le train de peu. Le groupe a toutefois vu son travail s’effacer dans la dernière descente du parcours qui a envoyé Hughes et Shaw sur le pavé.

« Je n’ai pas atteint mon objectif de faire un Top-10 et ainsi donner des points UCI pour le Canada, sauf que j’ai su être patiente et j’ai fait mon action au bon moment », a analysé Labonté.

« Avec deux tours à faire j’ai essayé de faire la jonction, mais deux minutes plus tard, je me suis dit que je devais retourner à l’entraînement sur le trainer pour gagner de la puissance », a blagué celle qui fait ses classes au sein du club français d’Épinay sur Seine cette saison. « Là-bas, j’ai appris à gérer mes courses et cela m’a été utile aujourd’hui. »

Rédaction : Mathieu Laberge

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