10 ans de Sportcom – D’athlète à médecin

L’appel de la médecine

Montréal, 9 février 2012 - – Concilier études et sport de haut niveau n’est pas chose facile. Ce l’est encore moins lorsque vous étudiez en médecine. C’est ce qu’ont pourtant fait une dizaine d’athlètes suivis par Sportcom au cours des dix dernières années, dont Christelle Doyon (surf des neiges), Btissama Essadiqi (karaté), Marie-Pierre Gagné (nage synchronisée), Geneviève Gaudreau (voile), Mathilde Hupin (paracyclisme), Sébastien Laflamme (triathlon), Marie-Christine Roussy (tennis de table), Mathieu Toulouse (vélo de montagne) et Maryse Turcotte (haltérophilie).

Dans le cadre de la série de textes consacrés aux 10 ans de Sportcom, nous avons recueilli les impressions d'athlètes devenus aujourd’hui médecins.

Les livres sur le guidon
Mathilde Hupin a fait ses classes en vélo de montagne sur la scène nationale et internationale avant de concentrer ses efforts en paracyclisme, où elle a été la pilote du tandem de l’athlète non-voyante Geneviève Ouellet. Le duo a d’ailleurs décroché une médaille de bronze à la course en ligne aux Jeux paralympiques de Pékin, en 2008.

Presque quatre ans plus tard, elle en est à sa quatrième et avant-dernière année de résidence en orthopédie. Par la suite, elle compte faire une surspécialité de deux ans en orthopédie pédiatrique.

Mathilde est une abonnée du sport-études depuis l’école secondaire. « C’est une discipline que j’ai acquise au fil des ans. J’ai souvent fait des entraînements de deux heures et demie de vélo stationnaire en lisant mes livres d’école. Je sais que ce n’était pas aussi efficace que si j’avais fait mes lectures assise, mais c’était une première lecture, alors c’était déjà bon. »

En ayant un horaire aussi chargé, aller rouler à l’extérieur était plus rare, même si son sport se pratiquait principalement sur la route.

« Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis entraînée à 21 h pour faire des intervalles après mes stages. C’était une des parties les plus difficiles, car travailler de 8 à 20 h, c’est plus exigeant. Ça faisait partie de mon rythme de vie », poursuit celle qui a fait ses quarts de garde aux hôpitaux Sainte-Justine, Sacré-Cœur et Maisonneuve. « Quand j’ai commencé ma résidence, j’avais beaucoup plus de responsabilités. Une fois rendue dans ma spécialité, je ne voulais pas faire les choses à moitié, car j’ai la vie des gens entre mes mains. »

Son conjoint Martin Gilbert était bien au fait de son rythme de vie effréné, étant étudiant en pharmacie et coureur cycliste au sein de la formation Spidertech-C10.

Rédaction : Mathieu Laberge

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