Giro di Sardegna

David Boily sacré meilleur grimpeur au Giro di Sardegna

Montréal, 26 février 2011 – David Boily (Spidertech – C10) quittera l’Italie avec un maillot de plus dans ses valises. Samedi, à la cinquième et dernière étape du Giro di Sardegna, le cycliste de Québec a été en mesure de conserver le maillot de meilleur grimpeur du Tour à l’issue des 174 kilomètres qui séparaient Oristano et Gesturu (Italie).

L’italien Michele Scarponi (Lampre – ISD) s’est imposé en solo grâce à une avance de 3 secondes sur son plus proche poursuivant. Boily, 62e, a été le meilleur Québécois du jour en finissant dans le peloton principal qui a accusé un retard de 3min 25s. Son coéquipier François Parisien (à 6min 42s) est 77e, tandis que Keven Lacombe, également de Spidertech – C10, a posé pied à une trentaine de kilomètres de l’arrivée.

Au classement général, le Slovaque Peter Sagan (Liquigas-Cannondale), vainqueur de trois étapes pendant la semaine, a logiquement été couronné. Boily (à 24min 16s) est 70e, alors que Parisien (à 26min 45s) est 72e.

« C’est mission accomplie ! Le parcours était moins montagneux aujourd’hui (samedi), mais il y avait quand même de bonnes bourrasques de vent de côté, alors il fallait être aux aguets du début à la fin » a déclaré Boily, visiblement satisfait au bout du fil. « C’est le maillot le plus important que j’ai remporté dans ma carrière et c’est un très beau souvenir de ma première course disputée en Italie. C’est vraiment extraordinaire et je n’ai pas vraiment les mots pour dire ce que je ressens. »

Une échappée qui s’est formée en début d’étape a simplifié la vie de Boily, qui a louangé le travail de ses coéquipiers qui l’ont protégé du vent.

« Dans ce groupe. il n’y avait aucun coureur dangereux au classement du meilleur grimpeur, alors ça faisait mon affaire. Je devais quand même me croiser les doigts pour que Damiano Cunego ne gagne pas l’étape, car s’il finissait premier, je perdais le maillot par un point », a indiqué l’athlète de 20 ans en entrevue à Sportcom. « Aujourd’hui, je n’avais pas les jambes aussi bonnes que dans les autres étapes, alors sans mes coéquipiers, l’étape aurait été super difficile. »

Il s’agit de tout un revirement pour les Québécois, car après la première étape, ils ont été surpris par le relief des parcours qu’ils imaginaient beaucoup moins accidenté. Qui plus est, il s’agissait de leur première compétition de la saison, contrairement à leurs opposants.

« Finalement, le tour s’est très bien passé et la forme était meilleure que je le pensais. Et c’est la même chose pour mes coéquipiers. Nous nous sommes très bien débrouillés en ayant quelqu’un dans les échappées à tous les jours. »

Rédaction : Mathieu Laberge

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