
« Combien de milliers de lecteurs de La Presse Pierre Foglia a-t-il amenés à s’intéresser au cyclisme ? Ce n’était pourtant pas son but mais un simple partage de sa passion pour le sport. Le cyclisme québécois doit énormément à cet homme à la plume unique, à ses chroniques colorées, chargées d’affection pour l’athlète comme pour le paysan chez qui passe la course.
Humble et discret, Foglia aurait sans doute été mal à l’aise à l’idée que l’Enfer des Patriotes lui rende hommage. Pour nous cependant, il ne pouvait en être autrement : il devait nécessairement y avoir un secteur Pierre Foglia. »
Pierre Foglia - qui était-il ?
« Je suis arrivé au Québec disons un lundi il y a un peu plus de cinquante ans, le lundi soir j'étais souverainiste. »
Pierre Foglia (1940–2025) fut l’un des plus grands chroniqueurs de l’histoire du Québec. Journaliste à La Presse pendant plus de quarante ans, il écrivait comme on pense et comme on marche : librement, avec curiosité, humour et une profonde humanité. Il parlait de sport, bien sûr — beaucoup de cyclisme — mais surtout de la vie ordinaire, des gens simples, des routes de campagne, des petits gestes qui disent tout d’un pays.
Foglia n’était ni un donneur de leçons ni un idéologue. Il observait, racontait, aimait. Sa passion pour le vélo, vécue sans dogme ni militantisme, a contribué à faire découvrir le cyclisme à des générations de lecteurs, non pas comme une performance, mais comme une manière d’être au monde. Attaché aux paysages ruraux et aux chemins secondaires, il avait trouvé refuge à Saint-Armand, près de la frontière, là où le vent, la terre et la route parlent encore vrai.
Description du secteur Pierre Foglia
Situé au cœur du circuit, le secteur Pierre Foglia propose une difficulté de 2 Patriotes. Long de 1,9 km, il emprunte un chemin de ferme privé à Saint-Bernard-de-Michaudville, dans un décor qui rappelle les paysages de Saint-Armand, près de la frontière, où Foglia a habité pendant plusieurs années.
Le tracé est droit, sans détour pour offrir du répit, et largement exposé au vent, un élément souvent déterminant. La première moitié du secteur est plus sablonneuse et terreuse, exigeant une bonne lecture du terrain, tandis que la seconde moitié se transforme en gravier, rapide mais implacable pour les jambes. Un secteur sobre, authentique, sans artifice — à l’image de l’homme qu’il honore.

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