par Michel Lebel
Ce fut une journée fort ardue aujourd'hui. J'avais oublié de télécharger les cartes de la Norvège mais bon, avec les trajets remis par TPA on peut suivre quand même. Tout de même une journée de 125 km avec un vent de face.
Au meeting on nous annonce une journée exigeante, avec des côtes non-stop. Donc pas de cols. Pas idéal pour un genou en rémission. Déjà que j'ai pu rouler le 1er jour, je pars en bonne confiance. Eh bien la succession de côtes se passe bien, jusqu'au lunch, au km 65.
Un pays pour cyclistes, un peu comme la Hollande où les automobilistes sont très respectueux.

Nous avons la totale priorité, on n'est pas des "maudits béciks ", loin de là. Nous sommes accueillis par des devantures sympathiques.

Il y'a comme un circuit routier pour les voitures et un pour les vélos, avec chacune leurs infrastructures.
Tiens, on se croirait en Chine.

On nous dit qu'on aura plein de tunnels. En voici un tout petit, de 300 mètres.

Le pays est couvert de fjords, comme celui du Saguenay. Il y'en a plus de 1700 répertoriés et nommés. En voici un, bordé de maisons à environ 1 million $ l'unité.

Donc tout allait bien jusqu'au lunch, au km 65. Je décide de repartir alors que j'avais l'option d'embarquer dans le camion. Eh bien je ne sais ce qui est arrivé mais je me suis retrouvé sur une autre trajet. Sans carte c'est plus facile de se perdre.
Au km 103, je rentre dans un dépanneur car j'ai droit à un breuvage énergétique passé 100 km, ma règle personnelle. Mon ami Matt de Boston vous dira que quand je prenais une Red Bull j'avais des ailes.
Je décide de repartir sur le parcours car je ne vois plus les flèches mais je vois bien un parcours. Le GPS m'indique qu'il reste 42 km, ce qui n'a de sens, mais une fois sorti il revient à 24 km, ah. Sauvé ! Maudit GPS !
Je pars confiant, il est 14h30, j'y serai arrivé à 16h00, compte tenu du dénivelé me dis-je, mais je ne vois personne. À un moment donné le GPS se met à augmenter la distance restante de 22 km à 23 kms et ainsi de suite et rebaisser de temps en temps. Ce sera comme ça jusqu'à la fin.
Je n'ai pas la force du mental et je décrépis. J'arrive à 17h30, avec un cumul de 145 km, complètement vanné, pas mal déshydraté et tout le monde se demandait où j'étais.
Douche à la course puis le meeting et le souper. Je décide alors d'installer des cartes, ce qui prendra 1 heure ce soir et d'installer l'ordinateur Wahoo acquis avant de partir.
Le souper dans le très beau village de Kragero, où nous sommes tous réunis pour un repas de fruits de mer.


Coucher avec plein de myoflex, ça aurait pris un massage....mais le genou a tenu, la bonne nouvelle.
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