par Michel Lebel
Il fait souvent froid le matin, 15°C, et ça se réchauffe et monte dans les 20°C.
En quittant la ville on traverse dans une zone agricole.

Tout va bien on entre de nouveau dans la montagne, en direction du tablier du Tibet.

Mais bientôt un monstre se pointe, au km 25. Je me demande si Christian avait bien anticipé ?

Il s'est alors passé toute sorte de choses. Jean-Jacques est passé tout droit et est tombé sur une autoroute en construction et n'a jamais rien vu et s'est rendu à destination, sans prendre le monstre !
Christian, responsable de ses ouailles, a un peu paniqué quand on lui a dit (par erreur) que 3 cyclistes avaient bien entrepris de grimper le monstre et il est monté dans la voiture à notre recherche.
Je me suis retrouvé seul contre le monstre.
Pavé, mais pas une affaire à monter en vélo. 17 km avec 1400 mètres de dénivelé et avec des passages à 20%.
Ça m'a pris 3 heures, en pleine autonomie, et ce n'était pas toujours beau.

Au sommet.

On est en haute montagne.

A partir de là je pique un long sprint car il se fait tard et c'est pas mal plat pour finir, donc une fin d'étape facile et roulante.
Mais c'est sans compter les impondérables.
20 km avant l'arrivée la route est barrée, c'est la fin de l'asphalte.

Je continue un peu sur la route de terre. J'appelle Christian qui vérifie et on lui dit de me dire de contourner. Mais voici par quoi la route est finalement barrée et infranchissable.

Un vrai barrage que je n'aurai jamais vu d'aussi près. Et même j'ai crains qu'ils n'ouvrent les vannes car il est en construction. En plus, il y a les 2 monsieurs, en haut à droite sur la photo ci-bas, qui se demandent qu'est ce que je fais là !

Que faire maintenant ?
Selon Christian et Bai, il n'y a pas vraiment de route alternative. On va venir me chercher mais ca va être long.
Et voici la partie humaine, la plus belle.
Pour trouver ma position, Bai me demande d'arrêter un automobiliste. Le conducteur explique à Bai ma position mais refuse de partir, il va attendre qu'on vienne me chercher!
Un véhicule arrive soudainement du barrage. Je demande aux occupants par traduction s'il y aurait pas un passage que j'aurais manqué. Il me disent que non, ils connaissent car il travaillent là. Mais eux aussi ne veulent pas quitter, de même que le conducteur d'un autre véhicule qui passe.
Séances de selfis pour tous ! Ils n'ont pas souvent vu d'étrangers ici.
Tout le groupe (on est rendus 6) voit alors passer un pick-up et sans crier gare ils affrètent le pick-up pour me transporter.
Faut alors canceller le lift qui s'en vient avec Bai et le propriétaire de l’hôtel.
Pas simple, d'autant plus qu'il n'y a plus de réseau Internet donc plus de traduction.
J'appelle alors Christian qui me texte le no. de téléphone de Bai (qui parle très peu anglais) et je plante le téléphone dans l'oreille du conducteur.
Aucune idée de ce qu'ils se sont dit mais ça a fonctionné.
Désolé, pas de photos, sauf celle du conducteur qui m'a ramené à l’hôtel et qui a refusé net les 100 yuans que je lui offrais.

Je retiens comme expérience humaine que tous ces gens qui se sont arrêtés ont tous des emplois du temps et immédiatement se sont mis à tenter de trouver une solution alors que je n'y comprenais rien, car pas de réseau, donc pas de traducteur.
À part ça, comment se fait-il que la préparation de Christian montrait cette route comme ouverte ? Pour construire une telle affaire, la route devait être fermée depuis longtemps.
J'en retiens l'expérience humaine! Ouf quelle aventure!
Svp commentaires appréciés. (lebelmichel59@gmail.com)
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