par Michel Lebel
Contrairement à hier, aujourd'hui le temps est brumeux. Décidément. Ça débute par un col pour se rendre à Zigui, près du barrage des Trois Gorges, le plus grand au monde.
Le col se passe super bien, malgré la pluie qui commence. J'avais quelques craintes car, ayant voulu monter les marches à Zhangjiajie (la guide m'avait dit 40 minutes et je les ai faites en 15), le lendemain j'avais mal aux genoux et j'ai traîné ça.
Je croise un centre de sports pour cyclistes.

Mais pas vu de cyclistes à l'entraînement ici. Mais j'y rencontre 2 authentiques chinois.

Armés de sacoches en cyclotourisme.

Denrée rare, je pense.
Tiens un premier tunnel, bien éclairé.

En contrebas le fleuve Yantzé (le 3e plus long au monde, après le Nil et l'Amazone) mais sous la pluie.

J'apprends de Bai, notre chauffeur, qu'il y'a une croisière de deux heures mais que ça ne va pas jusqu'au barrage. Mais comme il ne fait pas beau je décline. Et là l'aventure commence...
Je suis devant sur une petite route à la gauche de l'autoroute. Beaucoup plus loin je réalise que l'autoroute n'en est plus une et que je devrais rouler dessus. J'ai dû manquer quelque chose mais bon je monterai dessus quand j'aurai une chance, je me dis.
La chance se présente bien au bout de ma petite route mais je suis arrêté par une guérite avec des gendarmes qui me disent que la route est interdite aux cyclistes. Pourtant c'est la route indiqué sur notre parcours.
Je m'abrite sous la guérite car il pleut pas mal. Tout au bout de la guérite il y'a la route que je dois prendre mais elle m'est interdite. Que faire? Après quelques tergiverations, il y'a des guérites partout, je retourne sur mes pas et trouve un petit escalier me permettant d'accéder à la route interdite qu'avaient d'ailleurs emprunté Christian et Jean-Jacques, sans encombres. Sauf qu'arrivé à la hauteur de la guérite où je m'étais abrité j'entends des voix de gendarmes crier. Je fonce...
Dans quel panier de crabes suis-je tombé ? Eh bien il ne s'est rien passé pendant les 2 prochains km sauf que la gendarmerie au grand complet nous attendait devant le pont interdit aux cyclistes.

Ils ont immédiatement reconnus les rock stars que nous sommes, et au lieu de nous mettre derrière les barreaux ils ont exigé des prendre des photos qu'ils vont montrer aux enfants au retour du boulot. Fin de l'aventure.
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