par Michel Lebel
Bon l'organisateur avait pensé à tout. En commençant le voyage par des dénivelés de 200m, 400m puis le test du 150 km. Le dessert est aujourd'hui, un col mythique de 2000 mètres, comme le Ventoux en France.
Dénivelé épeurant. 30 km de descente douce, 10 km de plat puis 20 km de montée, pour 1955m de dénivelé.
Pour les connaisseurs, la petite butte c'est du 20%, l'équivalent de la côte des 3 saumons près de St-Jean-Port-Joli (les vrais connaisseurs connaissent).
Je suis résilient. Mais les microbes du rhume ont eu les jetons (ont pris peur), devant l'ampleur de la tâche ils ont rendu les armes. L'écoulement du nez a cessé, seul un petit mal de gorge persiste.
C'est un départ. On descend toujours, la rivière se déchaîne.

Tout en bas, direction Cali. Malheureusement connue pour les gangs mais, à ma grande surprise, aussi la capitale mondiale de la Salsa.
Ça nous amène à une autoroute, un peu comme le parc des Laurentides, mais pas pour longtemps.

Direction Jerico. Et là la bête.

Il me semble que ce n'est pas la place pour faire du vélo mais les Colombiens sont tous des grimpeurs. Tiens certains décident-ils d'affréter un bus ?

Et notre serre-file national, Pascal, qui fouette ses troupes.

Comme c'est un col pour les pros, j'en ai vu passer deux. Je pensais que j'étais arrêté. Ils devaient aller à 20 km/h. Toute une leçon d’humilité.
Bon, pour le reste, pas de photos, mais voici un peu d'info technique. Cette montée m'a pris 3 heures. Quand j'ai eu mon vélo, ils avaient posé un pignon de 36 dents derrière, que je n'utilise jamais, 34 étant amplement suffisant. Mais ça c'est super-bien passé. Je suis parti en retrait de 5 minutes et j'ai remonté tout le monde jusqu'aux derniers du groupe A. C'est ma façon de me motiver, quand je vois quelqu'un devant.
Mais il ne faut jamais attaquer, sinon tu vas bunker comme on dit.
Dans la fameuse butte de 1 km, j'ai mis la 36, ce qui m'a permis de garder ma respiration normale. J'avais enlevé la vitesse sur mon Garmin, je ne voyais que la distance et la pente restante. J'avais 2 bidons pleins d'électrolyte que j'ai utilisés jusqu'au bout, avec 2 gels et des jujubes.
Juste après, un mirage ! Mais non, une station de coca-cola.

Avec une vue pas piquée des vers.

Puis l'arrivée. J'ai terminé 7e sur 28, je suis bien content, ça c'est superbien passé. J'avais le développement qu'il fallait, pas de pluie, pas de défaillance.
Un ami, Jean-Marc, un autre bon grimpeur.

Après le repos bien mérité, nous visitons Jerico à pied, avant le lunch. Jerico (à ne pas confondre avec Jericho en Palestine) est une ville animée, jolie, et avec plein de petits commerces. Nous redescendons en véhicule pour revenir à notre gîte et festoyer.

Un beau groupe, avec qui j'ai passé du très bon temps. Un groupe qui va me manquer, c'est sûr.

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