par Michel Lebel
Hier, jour 11, pas de vélo mais visite d'une plantation de café. Au retour on nous a offert un massage. Pas terrible, un masseur 3 personnes à la fois. Avec des ventouses et une espèce de botte à masser les jambes. Rien à voir avec la qualité d'un massage thai !
Eh bien oui, méchant rhume. Celui pour lequel vous avez besoin d'une boîte de kleenex à côté de vous.
Sachez que mon ami et médecin, Jean-Pierre, m'avait dit que le rhume n'affecte pas les performances, c'est juste désagréable. Donc contre mauvaise fortune bon coeur, je vais rouler. 120 km au programme.
Le dénivelé, comme vous pouvez vous en douter, n'est pas nul. 15 km de descente suivi de 45 km de montées et on revient. Mais la montée est douce, nous dit-on !
Avez vous déjà essayé de vous moucher en descendant 25 km ? J'ai bien vite abandonné l'idée.
Par contre, la quantité d'eau perdue va peut-être me faire perdre un peu de poids ! On que ça a coulé. Heureusement il n'y avait personne derrière moi!
Le 15 km de descente vite fait, on attaque la montée douce de 45 km. Premier village fort joli. Il est tôt, les gens font leurs emplettes.

Et nous on se la coule douce dans Hispania, au centre de la place.

En compagnie de Joelle, membre des cents cols (ça veut dire qu'elle a gravi plus de 100 cols en carrière).

Puis dans un village avec un nom de de prédilection sur ce qui s'en vient !

Et cette fois c'est un ancien pro qui nous accompagne.

On ne le verra pas longtemps.
Vous ne direz pas que ce n'est pas beau !

Ça vaut la peine de monter quand-même!
Arrivée à Jardin, avec des passages à 10-11%. L'hôtel sur la grande place.

Et la fatalité arrive : encore un orage. Je décide de prendre l'autobus jusqu'à la base du col et monter le dernier col. Je n'aime pas descendre, encore moins à la pluie.
Et Jean-Claude de me dire qu'il y'a un village indigène à visiter. Voici son magasin d'art.

La dame est bien contente que j'ai acheté quelque chose !

Leur tribu se nomme les mipitama. On a eu même droit à la bénédiction d'une cheffe du village.

C'est important pour moi des moments comme ça.
Bon il est tard. Prendre l'autobus n'a pas été une bonne idée car je comprends alors que le bus suit les derniers, d'abord les ténors du groupe A, puis ramasse ceux qui arriveront à la noirceur.
Donc je finis la journée dans l'autobus et c'est avec un gros accent français que Jean-Marie, notre top grimpeur, de me demander : « Qu'est-ce que tu foutais ? « On a bien ri.
J'espère que le rhume aura cessé demain car Jean-Claude vient d'annoncer un col hors-catégorie, mythique de la Colombie.
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