

par Lyne Bessette
En 1996, j’ai eu la chance de participer au Tour de l’Abitibi, une course par étapes junior hommes où une seule équipe féminine senior était admise. J’avais été sélectionnée avec Guylaine Larouche et Annie Gariépy.
Trois kilomètres après le départ… bang : crevaison pour Guylaine. Je ne la reverrai plus de la journée. Annie, elle, réussit à rester dans le peloton. Et moi? Je me fais larguer comme une plume au vent.
À ce moment-là de ma carrière, je ne connaissais pas encore toutes les règles, j’avais à peine un an de vélo sous la cravate. Me voilà donc seule au monde, sur les routes de l’Abitibi. Convaincue d’être LA dernière, je m’arrête… et je fais du pouce.
Ce que je ne sais pas, c’est que Guylaine est encore derrière.
Un gentil monsieur me ramasse en pick-up et me ramène à l’école où nous étions hébergées. Douche. Snack. Tout va bien de mon côté.
Pendant ce temps-là, le directeur sportif me cherche partout. Partout.
Je n’ai jamais franchi la ligne d’arrivée.
Et aujourd’hui, près de 30 ans plus tard, je suis allée faire du ski de fond avec Guylaine.
Comme quoi l’amitié et le sport… ça dure une vi.
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