par Michel Lebel
Hier, le Jour 4 a été consacré à une visite touristique de Medellin.
Aujourd'hui petite randonnée écourtée à 60 km pour cause d'annonces d'orages.
Nous sommes pourtant en saison sèche. Une recherche rapide sur Google nous indique que la Colombie est l'une des zones les plus humides du monde et que dans des villes et villages comme Nuquí, Bahía Solano ou Buenaventura, la pluie fait partie de la vie quotidienne.
On n'est pas là mais oui il pleut à tous les jours, comme en Normandie. Imaginez la saison non-sèche.
Quel beau pays pour les cyclistes.

On dirait Majorque. On y rencontre une foule de pelotons de cyclistes colombiens qui nous envoient la main et on se fait dépasser allègrement.
Vous en avez vu des palmiers mais surement pas comme celui-ci, typique de la Colombie. Appelés palmier de cire, ils peuvent atteindre 100 mètres de haut.

Jolies cascades.

Donc tout ce qui devait avoir l'air d'une petite balade. C'est sans compter mon vélo qui depuis 2 ans a été parfait.
Eh bien au départ, comme le soleil sortait, je décide de laisser mon sac à dos dans la voiture balai. Moitié parcours, une crevaison toute banale. Mais je réalise que j'ai tout laissé dans le sac. Heureusement de bons samaritains, mes amis francais, avaient tout ce qu'il fallait.
Puis j'entends des bruits de freins conséquents, me dit-on typique des freins à disque. Puis problème de fil de dérailleur, crochi par le fait d'avoir enlevé la roue.
Je performe à nouveau dans les côtes. Iils doivent se demander comment je fais avec mon petit bedon. En tout cas ils m'ont interdit de ne pas sélectionner le groupe A lors du défi de 150 km et 3000m de dénivelé de samedi.
Je suis moi-même surpris car les Français roulent 12 mois par année. La plupart avaient déjà 1000 km de fait avant ce tour.
J'ai dit que ça dépendra de la météo.
En passant, fort belle ambiance de groupe, en plus de mon coloc Jean-Pierre Vaur avec qui j'ai fait le Vél'Europe. J'en connaissais 3 autres du MAC et du Vél'Europe. Du fait aussi qu'ils ont publié le nom et la photo sur whatsapp (nous sommes 28), j'ai presqu'appris les prénoms de tout le monde, un défi pour moi.
Donc, après tout ça, me voici après la journée à câliner mon vélo défaillant d'aujourd'hui.

Mon ami de Boston, Matt, m'aurait dit de ne jamais laisser les chambres à air dans le camion en prétextant que la crevaison n'arrivera pas.
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