Le voilà ! Mon nouveau maillot commandité vient tout juste d’être dévoilé et il est simplement magnifique.
Je suis vraiment heureuse de vous dévoiler mon maillot personnalisé, réalisé en collaboration avec Alé. Le résultat est au-delà de mes attentes, et c’est exactement ce qu’il me fallait pour entamer la seconde moitié de la saison avec style et motivation. Après avoir atteint mes objectifs aux Championnats nationaux et être repartie en Europe pour la suite des courses, ce nouveau kit marque un nouveau départ… avec toujours la même énergie.
Dans cette infolettre, je partage un petit retour sur les championnats nationaux, quelques nouvelles du moment, ainsi que des conseils de voyage accumulés au fil de mes déplacements, histoire que vous puissiez éviter certaines erreurs que j’ai faites.
Bonne lecture !
Ma façon de donner au suivant
Je me sens incroyablement reconnaissante pour le soutien que j’ai reçu cette saison.
Quand j’ai commencé à construire ma marque en tant qu’athlète, je n’avais pas d’objectif clair ni de raison précise. J’avais juste ce sentiment qu’il fallait que je continue à avancer dans cette direction. Alors j’ai créé un site web, lancé cette infolettre, et commencé à contacter des marques, surtout par curiosité. Je ne savais pas à quel point tout ça allait devenir important.
Je mentirais si je disais que je n’ai pas pensé à arrêter après l’arrêt de mon équipe précédente. Je devais désormais financer seule toute une saison de courses, et pendant un moment, je ne savais pas si j’allais tenir le coup. Mais le cyclisme, aussi fragile que puisse être son aspect business, repose encore sur des gens passionés. Des personnes qui le soutiennent simplement parce qu’elles croient en la beauté et la difficulté de ce sport. J’ai eu la chance de rencontrer quelques-uns de ces gens. Leur confiance en moi a maintenu mon rêve en vie.
Ce maillot représente bien plus qu’un simple partenariat. Il reflète tout le temps et l’énergie que j’ai investis pour amener ma carrière sportive au delà de simples résultats. C’est aussi un merci à chaque commanditaire qui a choisi de croire en cette vision. Certains soutiens ont été discrets, mais d’une grande importance. La seule façon d’être à la hauteur de tout cet appui, c’est en me donnant à 110% jusqu’à la fin.
C’est exactement ce que j’ai l’intention de faire pour le reste de la saison.
Performer sous pression
Retour sur les Championnats Nationaux
Bien sûr, je visais le titre de championne élite canadienne, mais la troisième place sur le podium, ce n’est pas si mal, non ? J’avais vraiment de bonne jambes sur le vélo cette journée là et j’ai joué mes cartes intelligemment.
Ça fait maintenant quelques semaines, mais je suis vraiment fière de ma course et de ma préparation, surtout avec tout ce qui était en jeu. J’ai prouvé que je pouvais performer sous pression, et j’en avais vraiment besoin. J’ai même réussi à refaire ça le lendemain au critérium, après à peine quelques heures de sommeil, entre l’excitation et quelques verres de champagne.
Je suis ensuite repartie directement en Europe, en profitant de cette dynamique pour enchaîner plusieurs top 10 sur des courses nationales à travers l’Europe. La forme est clairement là. Ce n’est pas toujours facile de rester concentrée, surtout quand l’avenir est incertain. Ne pas avoir de perspectives claires pour l’année prochaine, c’est dur. Mais je suis toujours là, toujours en train de me battre.
Retourner au niveau club n’était pas ce que j’imaginais pour moi, mais honnêtement, ça m’a rendue meilleure athlète. J’ai dû apprendre à la dure, et j’en ai beaucoup retiré. En termes de performances et de tactique de course, cette saison pourrait bien être la meilleure de toutes.
Je trouve important de me permettre d’être fière de ça, de reconnaître ce que j’ai accompli, peu importe ce qui vient ensuite. Je suis toujours dans la course. Je reste une excellente coureuse.
Et ce n’est pas fini.
Voyager comme une pro
Voyager fait partie intégrante de la vie de cycliste, et ce n’est pas toujours aussi stylé que ce qu’on peut croire. En fait, ce n’est pas glamour du tout. Avec le temps, j’ai appris deux-trois astuces qui m’aident à rester organisée, en bonne santé et prête à courir, peu importe où j’atterris. Que tu sois toi aussi athlète ou simplement souvent en déplacement, voici mes conseils pour survivre aux trajets.
Choisis bien ton moyen de transport : train, avion, voiture… ?
Avion
C’est rapide et parfois l’option la moins chère si tu ne transportes pas ton vélo. Le cas échéant, voler avec un vélo implique des frais supplémentaires et tu dois prier pour que ton bike arrive entier. C’est préférable pour les longues distances, mais perso je le fais rarement pour aller en course.
Et parfois, juste atteindre l’aéroport est déjà la galère. La plupart des pros prennent l’avion parce que leur vélo de course voyage avec l’équipe et que tout est géré pour eux. Quand tu fais tout toute seule ou avec une petite équipe, c’est une autre histoire.
Train
C’est mon option numéro 1 en ce moment. En Europe, les trains sont souvent plus sympas avec les vélos, rapides, et vont à peu près partout. Cette saison, j’utilise un pass Eurail 3 mois (pour la deuxième fois). C’est hyper pratique quand ton calendrier de courses change à la dernière minute et ça évite les hausses de prix de dernière minute.
Mais, c’est pas toujours simple : les billets peuvent aller de quelques euros à plus de 300€ pour un seul TGV. Et les trains peuvent devenir complets très rapidement.
Certaines compagnies sont strictes sur les dimensions des housses à vélo. Celles pour l’avion sont souvent trop grandes, mais tu peux parfois t’en sortir avec un peu de chance.
Voiture
Le plus simple au niveau logistique, mais le coût de l’essence et des péages monte vite. Cette année, avec mon conjoint Carson, on a pris une voiture pour se faciliter la vie. C’est un vrai engagement, mais ça change tout. Si tu es en Europe pour une courte période, la location peut être une bonne solution, plus tranquille.
Prendre de l’avance
Avec un vélo, tu es automatiquement moins rapide. Non, tu ne vas pas réussir cette correspondance de 4 minutes. Je planifie toujours mes journées de voyage à l’avance et je pars le plus tôt possible pour me laisser une marge si quelque chose tourne mal. Si tu prends le train, vérifie chaque étape, surtout dans les grandes villes comme Paris où les gares ne sont pas toujours près les unes des autres. Un transfert peut facilement prendre 30 minutes.
Choisis bien ta housse de vélo
Pour le train, je recommande une housse légère et facile à porter, comme celle de Decathlon. Il n’y a presque pas de protection, donc il faut faire attention, mais tu retires les roues et le dérailleur, tu la portes sur l’épaule, et c’est bon. Pour l’avion, prends une housse à quatre roulettes, tes bras te remercieront. J’utilise une Scicon, que j’adore, pas besoin d’enlever le guidon ou la tige de selle.
Voyager léger
Voyager avec un vélo, ça veut dire optimiser. Je ne prends que ce qu’il me faut pour courir : pas de tenues stylées, pas de chaussures en plus. Les sacs compartimentés m’aident à rester organisée et je garde toujours les chargeurs et trucs essentiels à portée de main. Quand je peux, je me limite à un sac à dos et un sac de course pour pouvoir tout porter moi-même.
Prendre sa bouffe avec soi
La bouffe en gare ou à l’aéroport, c’est hors de prix et rarement idéal avant une course. J’apporte toujours un repas dans une contenant pliable, une gourde et des snacks pour éviter les achats impulsifs. Je me prépare normalement une grosse salade et j‘apporte des sachets de riz et de chili 2 minutes, faciles à réchauffer après une journée de voyage.
Penser à récupérer
Même sans pédaler, une journée de voyage, ça fatigue. Je porte des bas de compression et j’utilise mon pistolet de massage dès que j’ai un moment de calme. Je bois beaucoup et j’ajoute même parfois des électrolytes.
Rester connecté(e)
Avoir internet rend tout plus simple, surtout quand les plans changent ou que tu te retrouves dans une impasse. Je prends souvent une eSIM avant de partir, et si je reste longtemps, je préfère acheter une carte SIM locale. Si tu voyages en France, je te conseille la carte RegloMobil de chez Leclerc. Les forfaits data en Europe sont souvent bien moins chers qu’en Amérique du Nord.
Garder ses essentiels sur toi
Que tu prennes l’avion ou le train, garde toujours dans ton bagage à main tout ce dont tu as besoin pour rouler : bib/maillot, chaussures, pédales, GPS… En cas de valise perdue, tu pourras quand même prendre le départ. Crois-moi, ça m’a déjà sauvée.
Prendre du savon pour lessive à la main
Quand tu cours plusieurs jours d’affilée ou que tu bouges beaucoup, tu n’as pas toujours accès à une machine à laver. Un petit flacon de savon pour lessive à la main ou même de la lessive en feuille, c’est super utile pour laver ton kit entre deux étapes. C’est pas glamour, mais c’est clairement indispensable.
Courses à venir
. Slag om Norg, 30 août, Pays-Bas
. WCS Erwetegem, 1er septembre, Belgique
. À travers les Hauts de France, 13 septembre
. Tour de Gatineau, 19 au 21 septembre
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