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PIERRE FOGLIA, c’était le plus grand. Vraiment. Parfois, il me faisait un peu chier tant il était entêté
bêtement. Vous vous souvenez de la saga du dopage autour de Geneviève Jeanson? Il était dans le champ. Complètement. Mais la plupart du temps, il était brillant. Le plus brillant. Malgré les angoisses qui le rongeaient sans cesse. La mort. Avez-vous pensé à la mort? Lui tout le temps. Puis les heures de tombées... Il n’y arriverait pas, disait-il. Pas cette fois-là. Impossible... Évidemment, il y arrivait. Et son texte était le meilleur. Ceux qui ont travaillé de près avec lui vous le raconteront.
Il était un écrivain. D’où les éternelles angoisses, peut-être. Il travaillait ses textes à mort, sans arrêt, jamais satisfait. Cet ancien typographe connaissait le poids des mots. Il aimait la littérature. Il décrétait avec autorité par exemple que VLB était notre plus grand écrivain vivant. Longtemps, avant les réseaux sociaux, ses avis sur les livres avaient un effet prescripteur unique.
J’étais à vélo en fin d’après-midi. Le téléphone dans ma poche arrière a sonné. Je n’ai pas répondu. Quand j’ai enfin posé pied, j’ai compris que c’était pour Foglia. J’ai souri. Me semble que rouler à vélo, c’est toujours le mieux qu’on puisse faire pour prendre ses distances avec sa propre mort... Il serait d’accord.
Foglia parlait de tout. Le plus souvent de la vie, même si la mort le taraudait. Cette dernière a fini par se mettre dans sa roue et le rattraper. Mais il nous reste les écrits d’un humaniste. Un vrai. Un grand. Un très grand. Merci, Foglia.
»
Jean-Francois Nadeau, facebook, 29 juillet
COMMENTAIRE
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Il avait disparu de l’espace public depuis sa retraite, son souhait, mais je l’imaginais toujours à vélo, près de l’Oeuf, à Mystic.
Il fut un chroniqueur incomparable, qui pouvait parler de tous les sujets et ça passait! Le ton, le déboulonnement des tabous, remettre les pendules à l’heure, c’était lui et l’humour….
C’était un ami du vélo, il aimait le travail qu’on faisait à Vélo Québec et ne se gênait pas pour dire ce qu’il aimait moins. Il a tellement contribué à démocratiser le vélo au Québec, on lui doit beaucoup..
Mes plus sincères sympathies à sa fiancée, ainsi qu’à ses enfants Aube et Manuel et à ses petits enfants..
Ca fait déjà un moment qu’il me manque, mais là c’est pire, un vrai vide.
Merci d’avoir été dans nos vies, salutations Foglia, maudit que tu nous manques.
»
Suzanne Lareau
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