
par Michel Lebel
Rouler en ville, autant à l'arrivée et à la sortie de Guilin, est spécial.

Note du webmestre
Michel Lebel déploie des prodiges d’ingéniosité
pour tenter de nous transmettre ses photos en grand format
mai
ça ne fonctionne pas toul ’ temps !
Voici donc, provisoirement, espérons, les photos du jour en format très réduit.
En fait, bien avant que les mobylettes prennent la place, toutes ces villes étaient parcourues à vélo. Donc naturellement les infrastructures se sont installées bien bien avant que Vélo-Québec fasse son apparition. Et dès leur jeune âge les jeunes acquièrent leur mobylettes et deviennent des experts à déambuler. C'est pourquoi je me sens assez en confiance de rouler dans les voies réservées. Et en plus la vitesse maximale permise (et probablement des engins aussi) est de 30 km/hre. Donc on roule à la même vitesse. Parfois on se croirait dans un Tour de l'Ile de Montréal... à mobylette.
Mais ce matin Christian nous fait bifurquer vers le bord de la nationale. Il avait pourtant dit, le coquin, que ce serait pavé partout. Ça ne peut pas être parfait.
J'avais discuté avec Christian de la possibilité de partir seul, le premier, afin de combler certaines étapes à une heure raisonnable. Le problème est que le seul nom de l’hôtel n'est pas suffisant. D'abord il est écrit en caractères chinois et la localisation de Garmin est plus ou moins fiable. L'idée retenue a été de m'envoyer la localisation exacte quand notre guide-interprète trouve l'endroit.
Donc au km 40 je pars devant. Toutes les difficultés (dénivelé de 2000m) sont à la fin. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu. À un moment donné je vois une fête.

Je ne sais pas ce que c'est et je n'ose pas prendre de photo. Or des gamins et un adulte parlant anglais viennent à ma rencontre. On m'explique que c'est une cérémonie de mariage et tout de suite on m'invite à la fête pour manger. J'accepte, sans trop savoir, mais tout se passe comme dans un rêve. On me présente les mariés, en fait on me fait asseoir avec eux et je deviens l'attraction du jour. Je pose avec les mariés.

Je contacte Christian et Jean-Jacques, qui étaient derrière moi, dans la montée et ils viennent se joindre à la fête. Il y a plein de victuailles. Y'en a t-il de ça dans vos commandes de mets chinois?

Un couple de 26 ans. La jeune fille interprète est la sœur du marié et elle nous expliquent les coutumes. Ils sont en fait mariés depuis 2 jours (échange d'anneaux) à l'église et la tradition est d'inviter tout le village à célébrer dans une abondance de nourriture. C'est là que nous sommes. Photo avec les parents des mariés.

Regardez-moi la mariée.

La pluie venue, les derniers 35 km on oublie ça. Notre chauffeur, enviant notre chance, vient nous rejoindre et constatant que nous sommes sur le point de partir on nous offre bières, petits souvenirs et bonbons de fête. Ici la danse de la mariée est remplacée par une enveloppe que chaque convive reçoit avec un petit montant (5 yuans, je crois) et a le loisir de remettre l'enveloppe re-cachetée. On tente bien de leur donner une somme mais ils refusent. La jeune fille nous dit : " si vous avez quelque chose comme de la monnaie de votre pays" J'y pense, j'ai les pins du Canada, reçues de Louise Héneault, et j'en distribue alors aux mariés et à la jeune fille.
Wow, qu'est-ce qu'on a vécu qu'on se dit ! On se fout bien des 35 km restants qu'on n'aura pas fait, pour vivre des moments pareils avec des gens de la place. Une énorme surprise que la gentillesse des chinois, vraiment énorme. Ces moments resteront marqués longtemps pour moi.
Nous filons donc dare-dare vers notre hébergement.

Nota: Ce texte est retard d'une journée, pas simple la Chine. Mon lien 4G ne fonctionne plus. J'utilise maintenant Vidéotron, qui par miracle fonctionne, jusqu'à ce que le 4G revienne, probablement lundi. Tout se passe bien, ne soyez pas inquiet.
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