
par Michel Lebel
Nous sommes repartis.
Oruro - Ardamarca,123 km
Ardamarca - Quillacas, 93 km
Quillacas- Salinas, 95 km
Je vous avais dit que je ne pourrais pas vous donner des nouvelles à chaque jour, d'une part en raison du manque d'accès à l'internet en camping puis ma santé. Mon estomac va mieux, notre médecin Helen m'a recommandé de ne plus manger de produits laitiers et de fruits ou jus car apparemment ça va directement dans les intestins. Je ne l'ai pas écouté le premier jour et j'ai eu des crampes. Il faut toujours écouter son médecin! Ça va mieux maintenant.
Mon genou gauche va mieux aussi. Ça je n'ai pas compris car en août je n'avais aucun problème de genoux. En roulant en position triathlon, les mains sur les cocotes, ça va définitivement mieux. À vie, c'est la première fois que j'ai un tel problème.
Nous roulons sur une route faite pour les vélos???

Le même cycle se reproduit à tous les jours. Le matin il fait 4°C puis ça monte en 2 heures à 20°C. C'est à cause de l'altitude, nous sommes à 3700m, constamment sur un plateau. Voici ce que nous croisons.


Parfois c'est encombrant.

Mais la chasse est interdite (permise juste à Longueuil, mais à l'arbalète).

Le premier soir : bush camp. Je suis pas mal surpris de mon organisation. Mes amis campeurs seraient fiers de moi : tuque et doudoune d'hiver, lampe frontale attachée au sommet de la tente (essentiel), rouleau de papier de toilette, chargeur (pour gps, cellulaire, batterie etc...), je n'en raffole pas mais ma logistique est bonne.
Ci-dessous l'élément essentiel si on a une envie en plein milieu de la nuit à 4°C, si c'est pas 0°C.

Dieu merci ça m'est pas arrivé.
Le lendemain meeting journalier dans un gymnase.

Et ce soir le grand luxe.

On voit toutes sortes de choses sur la route. Un cratère est annoncé mais voyez plutôt.

Nous avons un érudit dans notre groupe qui nous a démontré que ce n'est pas un cratère mais un volcan qui a subi une réaction chimique.
Mes plus beaux moment du jour ce sont deux arrêts, un à Orinoca où en allant dans une tienda j'ai été envahi par les étudiants de l'école primaire d'à côté qui n'ont probablement jamais vu de gringos. Pas de photos, car ce sont des enfants, mais des moments mémorables. Puis le lendemain, le contraire à un établissement similaire, ce sont les jeunes qui veulent une photo avec moi.

Ce soir nous sommes à Salinas, une capitale. Demain un moment attendu, nous allons traverser le désert de sel de Bolivie et coucher en plein milieu.
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