Amérique du Sud, Jour 49

par Michel Lebel

Los Andes - Santiago : 98 km

La veille on nous a remis le maillot officiel car nous sommes 3 à quitter.


photo : Michel Lebel


ma dernière photo de groupe
photo publiée sur facebook par TDA Global Cycling

Dernier jour d'un voyage de 3500 km, moins 3 jours de maladie et 3 jours d'autobus en Bolivie, donc quelques 3000 km finalement.

On nous avise qu'on a une montée abrupte de 800 mètres sur 10 km avec de fortes pentes et une descente en lacets.

En dépassant Lisa et David, ils m'avisent de ce qu'ils voient comme montée. Je ne veux pas le savoir, je me sens bien et déçu de la veille. J'avise mon genou que quoiqu'il arrive je monte en haut non-stop, donc qu'il s'arrange.

C'est justement dans ces moments d'efforts ou étrangement ça se passe bien. C'est donc juste qu'en haut du col que je me rends.


photo : Michel Lebel

Puis la descente technique.


photo : Michel Lebel

Ça j'aime moins.


photo : Michel Lebel

Un baume sur ma journée d'hier.

Puis un bogue. C’est ça la route qu'on nous dit de prendre, INTERDITE aux cyclistes, et pour 20 km.


photo : Michel Lebel

On arrive ensuite sur une belle piste cyclable.


photo : Michel Lebel

Il commence à faire royalement chaud, au-dessus de 30°C. Une section pas très cycliste-friendly.


photo : Michel Lebel

A 3 km de l'arrivée je m'arrête dans rue piétonnière à la recherche de crème glacée.


photo : Michel Lebel

Portrait de cycliste : Marie-Josée Vasseur


photo : Michel Lebel

Marie-Josée a été élevée dans une famille de sportifs. Son tout premier voyage à vélo elle l'a fait dans les années 70, Drumondville-Ottawa avec son grand-frère, bien plus fort qu'elle. Puis elle enfourche les Grands Tours de Vélo Québec. En 2007 elle décide de faire une gigantesque expédition avec TDA Global Cycling, la route de la soie, de Beijing à Istanbul, une affaire de plus de 10 000 km.

Pour sortir de sa zone de confort, on ne fait pas mieux, avec un mix de tentes et hôtels sur près de 4 mois. Elle retient de cette expédition au contact avec les populations locales que nous sommes chanceux de vivre au Canada. Ce voyage lui a permis de l'apprécier.

Marie-Josée pratique également le tennis, le patin, le ski de fond et alpin ainsi que le trekking. Comme en vélo, elle vise les défis de taille, et elle a gravi en trekking l'Acongagua, le plus haut sommet des Amériques, de 6962 mètres, mais mieux encore, le Cho Oyu au Népal qui culmine à 8201 mètres, le 5e sommet au monde. Wow! Sur les traces de Bernard Voyer, un des plus grands explorateurs du Québec, direz-vous?

Marie-Josée envisage ensuite d'entreprendre un nouveau périple, de Carthagène en Colombie à Ushuaïa en Argentine sur 5 mois, soit toute l'Amérique du sud au complet à vélo. Mais avec l'âge, un doute germe dans son esprit, ce qui est tout à fait normal. Mais l'exemple d'une amie atteinte soudainement du Parkinson fut un déclic. Il faut jouir de la vie tant qu'on est en bonne santé, sinon on ne sait pas ce qui nous attend au détour. Elle fera le voyage! Il ne faut ne pas remettre à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui !


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