
par Michel Lebel
Mendoza - Uspallata : 104 km
Journée défi qui ne sera pas ordinaire. 2500 mètres de montée, dont la moitié en gravelle. L'équivalent de toutes les montées du nord de la Gaspésie, je l'ai déjà fait.
J'ai déjà dit que je ne ferais pas la descente à vélo, j'ai trop peur des ravins. Ça ne s'est pas passé comme prévu, mais c'est ça l'aventure. Pourtant j'étais prêt.
D'abord un câble, probablement mouillé, m'empêche de télécharger le parcours modifié de la journée. C'est donc avec Juan que je roule (mais en partant 30 minutes en retard), Ce qui va combler la différence, pour sortir de Mendoza, c'est qu'il est argentin et connaît le tabac de rouler en ville. On jase pas mal en chemin. Il est tôt, on nettoie la ville.


Je suis étonnamment surpris, j'aurais vu ça en Amérique Centrale, voire au Mexique, mais pas en Argentine.
La porte d'entrée.

Puis c'est le moment de faire des provisions.

Le hic c'est qu'ils ne vendent pas de Coke (pas bon pour les enfants) mais ils ont des Red Bull.
La route non-pavée.

Au moment de partir, mon dérailleur décide de dérailler dans les rayons. Au lunch, 1 km plus loin, on m'ajuste les butées. J'apprendrai plus tard de Malcolm, le mécano, que la patte de dérailleur était crochie. J’en avais une de remplacement ! Je vous impressionne, n'est-ce pas ? Après un peu de bricolage, je peux continuer.
Une route à l'infini.

Et soudain, un autre flat. Ça allait pourtant bien, mon genou et ma forme étaient là et je montais bien, malgré les roches et tout. 2500 mètres de montée ça prend au moins 4 heures. Comme je ne veux pas faire la descente, Caroline me dit au téléphone qu'elle ne pourra pas m'attendre au sommet (il reste 15 km, compte tenu de mes retards) et qu'il faudrait donc que je me décide de faire la descente à vélo. Comme par la passé j'ai déjà eu des crises de panique en descente, je décide d'embarquer dans la camionnette. Vraiment pas mon premier choix.

La descente, elle n'était pas pas si pire finalement, mais une planche à laver, apparemment. Je m'en fous, c'est la montée que j'aurais voulu compléter.
Nous arrivons au camp. Il n'y a pas de ravitaillement et tout le monde a soif. C'est une chose que je ne comprends pas que l'organisation ne prévoit pas (comme ça se fait en France) une glacière avec ce qu'il faut. Je m'informe et on me dit que la ville est à 500 mètres. Je m'y rends avec d'autres après le souper.
Voici ce que nous y avons trouvé.

Je reviens repu et je dors sur mes 2 oreilles.
Durant ce temps, Malcolm Juring, notre mécano, aura arrangé mon dérailleur, qui était apparemment fort abîmé.

Ce gars-là est extraordinaire pour réparer un vélo. Les gens de l'équipe d'encadrement sont vraiment excellents. Juste le camping qui laisse à désirer.
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