Amérique du Sud, Jour 43

par Michel Lebel

Chucuma - Difunta Correa : 131 km

Journée pénible pour tout le monde. Une autre journée que notre chef d'expédition appréhendait.


photo : Michel Lebel

On aura les pires vents de face depuis le début du voyage. Et 40% de probabilités de précipitations. Pour tout vous dire, quand j'ai effectué une randonnée de reconnaissance avec TDA Global Cycling en 2022 (Baja California) il n'a jamais plu. Là je vais vivre la totale.

Heureusement j'ai pu me sustenter la veille, étant arrêté dans un commerce 15 km avant l'arrivée. Je ne comprends pas pourquoi TDA ne prévoit pas une glacière frigo avec des boissons gazeuses, la plupart d'entre nous fonctionnent avec ça. La Fédération française de cyclotourisme le fait très bien, et cette section du parcours manque cruellement de ravitaillements.

Il a plu durant la nuit, mais ce n'est pas ça le pire, il pleuvait encore quand mon cadran a sonné. Ma fidèle lampe frontale installée au haut de la tente m'a servi à faire mon paquetage et mon habillage dans la tente. .


Le seul endroit couvert où notre vingtaine de rescapés a pu prendre le petit dej.
photo : Michel Lebel

Et je ne vous parlerai de ce que c'est que de plier une tente mouillée.


Trouvé près d'une tente
photo : Michel Lebel

Donc départ sous la pluie. Et sous le vent. Et à 10°-15°C. L'estomac dans les talons, au km 80 je jette l'éponge et j'embarque dans le camion et c'est en camion qu'on dépasse le groupe de valeureux qui continuent.

Aussi à force de pédaler contre le vent à 10 km/h mon genou gauche recommence à se plaindre. Heureusement, Caroline, qui pense à tout, a réservé un hôtel ce soir, tous l'appécient.

C'est donc dans le couloir de l'hôtel que je remonte ma tente pour la faire sécher et j'installe une corde à linge pour le linge mouillé. Misère.

Pas de photos, le moral dans les talons.

P.S. 1 : Vivre ces moments de misère soude le groupe. Je veux le vivre comme tout le monde et me faire mon opinion sur le camping. À date c'est bien quand il fait beau, mais avec de la pluie régulièrement c'est NON. Je ne ferai plus un tel voyage si les conditions climatiques sont pluvieuses. Remarquez que ce n'était pas le cas jusqu'ici (2 jours de pluie par mois au Pérou et en Bolivie). Là, ce que j'ai vécu, c'est misérable.

P.S. 2 : Notre chef Caroline nous avait dit la veille qu'il n'y avait rien sauf des toilettes. Or un autre cycliste (Nick, d'Amsterdam) se targue de trouver des hébergements là où il n'y en a pas. Eh bien il avait raison ! J'y avais pensé avant le début du voyage mais le commentaire de notre chef m'avait incité à ne pas vérifier. Je ne blâme pas TDA Global Cycling, ce voyage peut se faire en hôtels seulement pour des groupes de 6 à 10, mais pour des groupes de 30 à 50 c'est impossible. Et de rendre disponible des chambres pour une minorité ça devient compliqué. Il faut le faire pn the side de l'organisation.


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