
par Michel Lebel
Camping Andolucas - Sanogasta : 134 km
134 km, journée ordinaire, direz-vous.
Eh bien la chef d'expédition, Caroline Ceravolo, étudie cette journée depuis une semaine. Des vents contraires très intenses nous attendent. Branle-bas de combat, départ 45 minutes plus tôt, à 7h30.
D'abord la montée qui n'en pas l'air d'une, hormis les écritures sur le sol qui témoignent de courses de vélo.

Ça a l'air d'un faux plat montant, mais monté à 10 km/ h!!! Deux heures plus tard le vent se lève, abruptement.
Notre ami Tom dispose d'une application qui combine RideWithGps et Meteomedia et qui donne le topo de la journée.

Extraordinaire, il faut que j'utilise ça pour des sorties. Ca s’appelle EpicRideWeather. Plus les traits sont gros, plus le vent est fort.
J'atteins le lunch au km 70, après 4 heures de travail ardu. Ardu n'est pas le mot car je me sens en contrôle, j'ai de la nourriture et des électrolytes et je refuse de rouler en formation. Ça va tant que je maintiens mon rythme et que je ne me le fasse pas imposer. Je suis en santé, c'est ce qui compte, le vent c'est supposé être un ami. Avec des vents de 30 km/h et 40 km/h on pédale dans les descentes comme dans les montées.
Au départ du lunch, plusieurs optent pour la van, moi je me promets un hôtel... à l'heure que j'arriverai! Un autre 4 heures de vélo, 8 heures sur la selle.
J'arrive à Sanogasta juste à temps pour le meeting à 17h45, après avoir réservé l’hôtel.

Ce fut une expérience que je voulais vivre : arriver au camp, souper, (des pâtes, heureusement) mettre le nécessaire dans un sac à dos, dormir à l'hötel, et revenir pour le petit-dej le lendemain matin.
Au camp est il n'y avait pas de rafraîchissements et j'avais soif sans bon sens, je devais être passablement déshydraté. À l’hôtel il y avait ce qu'il fallait et j'ai calé 3 boissons gazeuses, coup sur coup.
Mais ce que je retiens de cette journée c'est que je suis revenu à mon niveau d'endurance habituel. Mais presque pas de photos.
Lorsqu'on est en camping, nous étions habitués à la cuisine de Colleen Gordon, en général bien. Mais depuis une semaine, on a plus une 'COOK' mais un CHEF. Il s’appelle Mark Lutz, originaire de Boston, chef dans un restaurant que mon ami Matt connaît sûrement, le UNI. Pour nous c'est le jour et la nuit. On a eu droit à des NY steaks fort tendres, des BBQ de poulet délicieux (ma doc Hélène m'avait recommandé de manger un demi-poulet complet pour me refaire en protides), tout est dans la sauce et les épices.

Même les petit-dej sont goûteux (la plupart du temps du gruau, mais ici avec du goût).
Note: En passant dans la ville de Chilecito, longue descente faite à 15 km/h, le nez dans le vent, alors que de l'autre côté des cyclistes locaux montaient à 30 km/h.
Autres dérives de Garmin, il a décidé que nous étions en Angleterre et de faire les carrefours giratoires à l'anglaise. Aussi il arrête de temps en temps d'indiquer la route, il est fatigué lui aussi.
Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive
également susceptible de vous intéresser :

| nouvelles | achat & entretien | rouler au Québec | hors Québec | sécurité | course | cyclos | montagne | industrie | quoi d´autre ? |

.
.
.