Amérique du Sud, Jours 19-20

par Michel Lebel

Jour 19 : Salinas - Incahuasi, 76 km
Jour 20 : Incahuasi - Uyuni, 96 km

Avec tous les changements qui ont été faits, le parcours nous commande de coucher carrément dans le désert de sel de Bolivie. Permission reçue des autorités. Ce sera un grand moment.

La chef d'expédition nous suggère de vérifier la pression de nos pneus car la première partie du parcours est non pavée et très mauvaise, avec des sections de sable et un fort dénivelé.

Je décide sur le champ de ménager mon genou et d'éviter les chutes et donc de prendre la navette pour 30 km. Je ne suis pas le seul.

Or finalement rien de bien difficile. On croise ce volcan.


photo : Michel Lebel

À l'entrée du désert de sel je décide de rouler, à partir de l'endroit où un des camions s'enlise dans le sable.


photo : Michel Lebel

Tout le petit village s'est mis de la partie pour trouver un tracteur pour nous sortir de là. Une amabilité toute hispanique.

Mais cet épisode d'ensablement aurait dû me faire réfléchir. Le sable je l'ai eu tout pour moi, j’en ai eu plein pour les 8 km qui restaient.


photo : Michel Lebel

La mer de sel de Uyuni mesure pas moins de 10 600 km carrés et recèle les plus grandes sources de sel de la planète.


photo : Michel Lebel

La profondeur en sel est de 100 mètres. Une énorme source de lithium. Il s'agit en fait d'un vrai lac dans un climat humide qui s'est déséché au cours des 40 000 dernières années.

On s'en va à cette île, située à 20 km.


photo : Michel Lebel

Nous y voici. Avec son stationnement.


photo : Michel Lebel

Et notre campement.


photo : Michel Lebel

Et mon logement.


photo transmise par Michel Lebel

Coucher de soleil.


photo : Michel Lebel

Il fait -1°C durant la nuit, emmitouflé dans mon sac de couchage et ma doudoune. Le matin comme d'habitude ça monte à 15°C dans l'espace d'une heure et on roule alors sous un soleil de plomb, avec crème solaire.

Voici ce que le sol a l'air.


photo : Michel Lebel

Notre érudit professeur John nous indique qu'en physique, lorsque des forces se contractent, ça n'a pas le choix de faire des polygones.

Ici y'a rien, pas d'arbres, pas d'oiseaux, pas de son, pas de signalisation, rien pantoute. Et sur 75 km.

À l'arrivée, un hötel de sel.


photo : Michel Lebel

Et un cérémonial incontournable quand on vient ici !


photo : Michel Lebel

Aux amateurs de sensations fortes, vous prenez un vol vers Uyuni, louez une voiture turbo, il n'y a aucune limite de vitesse, aucun obstacle. Ça vous tente ?


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