
Montréal, 5 mars 2013 (Sportcom) – L’entraîneur de ski de fond Louis Bouchard est nommé l’entraîneur du mois de février par l’Institut national du sport du Québec et le Club de la médaille d’or. À la tête du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey à St-Ferréol-les-Neiges, Louis Bouchard a supervisé le travail d’Alex Harvey qui a mérité une médaille de bronze au sprint classique des Championnats du monde qui ont pris fin dimanche, à Val di Fiemme, en Italie. En plus de cette troisième place, Harvey et son coéquipier Devon Kershaw ont fini quatrièmes au sprint par équipe style libre.
Grâce à sa médaille de bronze, Harvey est devenu le premier médaillé canadien masculin de l’histoire à monter sur un podium individuel aux mondiaux.
« On voit que Alex poursuit sa progression, mais qu’en même temps, il maintient ses performances année après année. Si on regarde la moyenne depuis qu’il course sur la scène internationale, il connaît trois gros résultats par saison », commente Bouchard.
Après un début de saison où les résultats n’étaient pas toujours au rendez-vous, Alex Harvey n’a pas dérogé à son plan de match qui était d’être au sommet de sa forme aux mondiaux. Pour être sûr d’atteindre son objectif, l’athlète québécois s’est même permis de faire l’impasse sur quelques épreuves de Coupe du monde afin de récupérer pleinement.
« Il se prépare pour ces événements depuis longtemps » poursuit l’entraîneur qui détient un niveau 4 du Programme national de certification des entraîneurs. « Sa concentration est au maximum et lorsque vient le temps de ses courses les plus importantes, il est capable de réunir toutes ses qualités physiques et mentales. Ça, ça va au-delà des plans d’entraînements et c’est lui qui réussit à s’amener dans un tel pic de performance. »
Depuis quelques années, l’effet Alex Harvey est tangible et bien réel chez les jeunes fondeurs québécois qui ont désormais un exemple à suivre. Un des leurs qui figure parmi l’élite mondiale.
« Les gens regardent de plus en plus les courses sur Internet et ils peuvent voir Alex skier. Ensuite ils essaient d’imiter sa technique », commente Bouchard, qui supervise le travail du fondeur depuis maintenant huit ans. « Les entraîneurs aussi sont meilleurs parce qu’il y a plus de visuel qui est accessible. Et quand il y a une star qui vient de chez toi, tu es plus porté à te lever tôt le matin pour regarder ses courses. »
Est-ce la même chose pour les entraîneurs, qui peuvent s’inspirer de Bouchard qui fait lui aussi partie des meilleurs de sa profession? Le principal intéressé l’ignore et ajoute que pour être un bon entraîneur sur la scène internationale, les compétences techniques ne suffisent pas. Il faut aussi un sens de l’engagement.
« Ce métier, c’est une passion, mais pour le pratiquer, il faut tenir compte des gens qui nous entourent comme la conjointe et la famille. Il n’y a pas beaucoup d’entraîneurs qui veulent être partis de la maison 170 jours par année », reconnaît-il.
En signe de reconnaissance, une bourse d’études de 200 $ de l’Institut national du sport du Québec est remise à l’entraîneur du mois. Ces fonds peuvent être utilisés lors des activités et programmes donnés par les services de formation de l’INS Québec au cours des 12 prochains mois.
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