23 mai 2012
Outre les liens tissés avec les bonzes du sport international, le dîner-conférence d’hier, où Québec a accueilli le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, au Centre de foires, a permis d’amasser 800 000 $ pour les athlètes canadiens.

Le grand manitou de l’événement et président du Comité olympique canadien (COC), Me Marcel Aubut, a présenté la somme aux athlètes olympiques Alex Harvey et Dominique Maltais vers la fin de l’événement.
« Je ne sais pas comment on peut expliquer ça, a dit Me Aubut. Comment on peut rallier autant de monde à la même cause : des artistes pour rien, tout le monde pour rien. Sinon, on ne peut pas ramasser 800 000 $, c’est pas compliqué, c’est facile à compter. »
Tout ce qui aurait pu accrocher s’est déroulé à merveille, aux yeux du président du COC.
« 800 000 $ pour un événement à Québec pour nos athlètes olympiques avec la qualité que nous avons donnée aux 4100 personnes (…) Je suis totalement heureux et totalement satisfait. Dans le rêve que j’ai eu, je n’ai jamais pensé que ça pourrait être ça. »
Un pas vers le rêve
L’invité d’honneur du dîner-conférence, le président du CIO, Jacques Rogge, a dit que la cause était noble et permettrait aux athlètes canadiens de continuer à s’accrocher à leur rêve olympique.
« C’est toujours un plaisir de venir au Canada, plus particulièrement au Québec, et en plus de participer à un événement aussi important pour le sport canadien et les athlètes canadiens. Organisé par le Comité olympique canadien et son président, Marcel Aubut, cet événement aidera les athlètes olympiques du futur à poursuivre la pratique de leur sport et à réaliser leurs rêves olympiques, a-t-il déclaré.
« Les athlètes sont notre raison d’être. Ils constituent l’essence des activités du Comité olympique canadien et sont au cœur du mouvement olympique, a affirmé le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut. Nous sommes reconnaissants envers le Dr Rogge de sa présence parmi nous aujourd’hui afin d’aider à soutenir les jeunes athlètes qui continuent de travailler vers un objectif sportif ultime : les Jeux olympiques », a ajouté Marcel Aubut.
Une tape dans le dos
Les athlètes étaient unanimes hier. L’événement d’hier montre une belle preuve que le COC a compris des erreurs du passé quand le sport amateur était écrasé par le sport professionnel.
« En voyant ça, on se rend compte qu’il y a de plus en plus de gens qui s’intéressent à ce qu’on fait et qui nous admirent. On essaie donc de s’entraîner le plus fort possible pour répondre à la demande », estime le patineur de vitesse Charles Hamelin.
Mais qu’est-ce qui a changé autant au fil des ans ?
« Il y avait de très bons athlètes dans le temps comme il y en a de très bons aujourd’hui, croit Marianne St-Gelais. Je ne pense pas que le talent ait augmenté. Je pense juste que les gens s’y sont intéressés de plus en plus, en ont fait leur propre publicité et ont vendu leurs athlètes. »
Éphémère ?
Les Jeux de Vancouver en 2010 ont été la preuve qu’un financement adéquat était lié directement à des résultats intéressants. La question est maintenant de savoir si le fait que « l’effet Vancouver » soit chose du passé contribuera à ramener les choses où elles étaient avant 2010.
« Ça peut faire ça, mais je pense qu’on va avoir appris, selon le médaillé d’or à Vancouver en surf des neiges, Jasey-Jay Anderson. Quand des gens comme Marcel Aubut sont en charge, des gens brillants qui ont une vision, c’est sûr que ça aide les choses. C’est sûr par contre que si, à Sotchi, on n’a pas les mêmes résultats, ça va réveiller. »
Il est donc important, aux yeux de la patineuse artistique maintenant retraitée Marie-France Dubreuil, que les athlètes d’aujourd’hui comprennent la responsabilité de modèles qu’ils doivent exercer auprès des futurs talents.
« On espère qu’on a inspiré les gens. On espère que les performances des athlètes aux derniers Jeux olympiques ont poussé les gens à donner des sous. On a quand même une fierté en tant que Canadiens quand on voit des athlètes qui sont des ambassadeurs du pays réussir. Alors, on a envie de les aider et de continuer à les soutenir. »
page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive