13 décembre 2011
Après les résidants de Washington et Toronto, ce pourrait être au tour des Montréalais de pouvoir profiter du BIXI à longueur d'année, puisque la Société de vélos en libre-service (SVLS) songe à le rendre accessible durant l'hiver.
Laurent Dionne
L'organisme qui exploite BIXI a commencé à sonder ses membres afin de savoir si ceux-ci seraient prêts à débourser de 15 à 25 $ de plus par abonnement pour être en mesure de rouler entre la mi-novembre et la mi-avril, période qui sert actuellement de remisage.
« Nous allons commencer en sondant nos membres. S'ils sont favorables à l'idée, nous allons analyser les coûts, l'organisation et les opérations que ça nécessiterait », a confirmé le directeur des communications chez BIXI, Michel Philibert.
Toronto, un banc d'essai
Les hivers y étant moins rigoureux, Washington et Toronto ont décidé de tenter l'expérience. Dans la capitale américaine, les vélos opérés par Capital Bikeshare étaient en circulation l'hiver dernier. Cette année, Toronto fera de même.
L'initiative a connu un vif succès à Washington. Dans le but de mousser la popularité des BIXI, des concours ont même été organisés et ont porté fruit, comme en témoigne Josh Mosawitz, porte-parole du Département du Transport du District of Columbia.
« Tout s'est très bien passé. Nous avons même connu une augmentation du nombre de déplacements entre décembre et mars, en passant de près de 28 000 à 64 000 », a-t-il dit.
M. Philibert compte désormais suivre attentivement la situation à Toronto.
« Toronto est vraiment un banc d'essai. C'est la première année que la ville exploite BIXI et en plus, c'est la première à l'offrir en hiver au Canada. C'est donc dur de faire des prédictions », rappelle-t-il.
Il faut dire que la situation serait différente à Montréal en raison des quantités plus importantes de neige qui tombe sur la ville chaque hiver.
À Washington et Toronto, aucun plan d'opérations spécifique à l'hiver n'est déployé.
Conçus pour l'hiver
Les équipements de BIXI, soit les vélos et les bornes, ont été fabriqués pour résister aux hivers québécois.
La SVLS a toutefois décidé de commencer à offrir ce service durant la «période naturelle» du vélo, afin de bien développer son réseau.
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