
Clara Hughes a obtenu du succès en vélo avant de briller en patinage de vitesse longue piste. Dans une moindre mesure, Alex Wrubleski est en train de prouver que l'inverse est aussi possible.
Étonnante 12e à la Coupe du monde sur le mont Royal, Wrubleski, une coureuse format poche, poursuit sa belle aventure au Tour du Grand Montréal, où elle est la meilleure Canadienne avec une septième place au classement général, à 29 secondes de la tête.
Originaire de Regina, Wrubleski, qui célèbre ses 22 ans aujourd'hui, a déménagé à Calgary il y a quelques années pour pratiquer le patin longue piste. « J'ai commencé le vélo il y a deux ans pour améliorer ma vitesse en patin », a raconté Wrubleski plus tôt cette semaine.
Malgré son inexpérience, elle a démontré son potentiel en prenant le deuxième rang du critérium et la cinquième place de la course sur route des Jeux du Canada, l'été dernier, chez elle à Regina. Au début du mois, elle a surpris en se classant cinquième d'une étape du Tour de Gila, au Nouveau-Mexique.
Wrubleski a poursuivi dans la même veine, hier, à Rigaud. La grimpeuse a trouvé le moyen de s'insérer dans le groupe de tête de 15 coureuses même si elle a trouvé sa journée un peu longue.
« Plusieurs coureuses sont tombées. Les routes sont étroites et plusieurs coureuses poussent et jouent du coude. Ce n'est pas le genre de course que je préfère, toujours en montées et en descentes. Mais c'est bien, j'apprends », a raconté la jeune femme sur un ton assuré, précisant qu'elle était prête à donner des entrevues en français si le besoin se faisait sentir. « J'étais dans une classe d'immersion à mes deux premières années du primaire. »
Malgré ses succès sur deux roues, Wrubleski n'écarte pas l'idée de revenir au longue piste. « Quand j'ai commencé à faire du vélo, j'étais sur le point d'accéder à l'équipe nationale. Je pourrais revenir au patin, surtout que les Jeux olympiques s'en viennent à Vancouver en 2010. »
Les gens de l'Association cycliste canadienne doivent avoir d'autres plans pour elle.
LONGUE JOURNÉE - Les Québécoises en ont bavé dans la montée Bourget, hier. Joanie Caron (47e), Karol-Ann Canuel (48e) et Audrey Lemieux (52e) ont toutes fini dans un groupetto à 10:22 de la gagnante. Ça a été pire pour Émilie Roy et Joëlle Numainville, qui ont visité un fossé à grande vitesse tôt dans la course. Roy a pris le blâme après avoir franchi l'arrivée une demi-heure après les premières. Elle a échappé son guidon en se penchant pour saisir un bidon. « On venait de finir une longue montée et mes mains étaient mouillées parce que j'avais sué. Je suis tombée sur mon guidon et je ne pouvais plus conduire », a-t-elle expliqué, tremblotante, couverte de boue et visiblement encore sous le choc de l'accident. Sa fausse manoeuvre a entraîné la chute de Numainville, qui s'en est tirée sans trop d'égratignures.
AUJOURD'HUI : Judith Arndt a bien hâte à l'étape de ce soir, un critérium de 50 kilomètres présentés dans les rues de la Petite Italie. L'événement attire généralement beaucoup de spectateurs et les marchands du coin se cotisent pour offrir des bourses aux coureuses. Carmen d'Aluisio, directrice sportive de Webcor-Platinum, l'équipe de Christine Thorbum, a émis un souhait : « J'espère que les sprinteuses seront à leur mieux ». Si c'est le cas, elles emmagasineront un maximum de bonifications en secondes au détriment des rivales du maillot jaune, pas très portée sur le sprint.
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