14 juin 2006

Quelqu'un parle ouzbek ?

Dans des courses récentes aux États-Unis, Valeriy Kobzarenko (Navigators) a travaillé comme un forcené sans obtenir de résultat, le nerf de la guerre quand vient le temps de renouveler un contrat. Sois patient, lui disait son directeur sportif Ed Beamon.

« Pas de résultat, hein ? » a lancé Beamon en prenant Kobzarenko dans ses bras quelques minutes après que l'Ukrainien eut remporté la première étape du Tour de Beauce, hier, à Lac-Etchemin.

Kobzarenko, un dur de dur, paraît-il, a lâché ses trois compagnons d'échappée dans la dernière côte à cinq kilomètres de l'arrivée. Le premier maillot jaune du Tour a franchi le fil seul, 21 secondes devant le Mexicain Fausto Esparza Munoz (Tecos) et son coéquipier ouzbek Sergey Lagutin.

Même s'il affirmait parler l'italien, l'anglais et le français, Kobzarenko n'a pas dit grand-chose en entrevue. Pas plus que Lagutin, qui venait de confirmer son statut de favori du Tour. « Je suis un peu fatigué », a indiqué Lagutin. Ça change de Gord Fraser, mettons.

La dernière bosse a morcelé le peloton. Un groupe de huit coureurs a franchi l'arrivée 2 minutes 23 secondes après Kobzarenko, incluant six Colombiens qui, de toute évidence, savent grimper.

Mark Walters, un autre Navigators, a suivi quelques secondes plus tard, se classant 13e de l'étape. Ça lui a permis d'enfiler le maillot bleu de meilleur Canadien. Dommage pour Jean-Sébastien Maheu, qui a suivi Walters à la ligne. Le coureur de l'équipe du Québec a été un peu étonné quand le journaliste lui a dit qu'il se classerait sans doute parmi les 15 premiers.

« J'étais à l'université pendant toute la session et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'entraîner. Je n'ai même pas 3000 kilomètres dans les jambes. Je vais essayer d'être prêt pour le mont Mégantic (demain) », a réagi Maheu, un étudiant en éducation physique qui amorcera à l'automne une formation pour devenir pompier.

Aujourd'hui
Une magnifique étape de 180 kilomètres avec départ et arrivée à Saint-Joseph. Les coureurs chevaucheront la vallée verdoyante de la rivière Chaudière. La côte de Beauceville vers Saint-Victor n'est pas piquée des vers. Le final est dur, mais les Navigators ne devraient pas être inquiétés.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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