
«Je suis pas mal tabassé, je ne dois pas être tellement cohérent... »
Au bout du fil, Dominique Perras, quelque part à Francfort-sur-Oder, en ex-Allemagne de l'Est, puise dans ses dernières énergies pour nous raconter son parcours plutôt éprouvant à la Course de la Paix, un tour cycliste qui emprunte les routes de la République tchèque, la Pologne et la partie est de l'Allemagne.
«Perras est fatigué et songe à abandonner», racontait-on dans le tabloïd des Sports, hier. Il semble bien que l'athlète québécois se soit «refait une santé», comme le veut l'expression consacrée en cyclisme, puisqu'il a rallié l'arrivée dans le peloton principal lors de la sixième étape (147 kilomètres) reliant Krosno Ordzanskie, en Pologne, à Francfort-sur-Oder, hier.
«Bien sûr, je suis déçu de mon niveau de forme ici, mais en même temps, ça fait deux jours que je suis malade. J'ai commencé à avoir mal à la gorge un soir avant d'aller me coucher et je n'ai pas dormi de la nuit.» Le lendemain, le cycliste est resté plus de cinq heures en selle pour se payer une petite balade de 214 km. Là où ça fait mal...
Soixante-dix-neuvième à 36 minutes 10 secondes du leader, l'orgueil de Brossard n'a évidemment plus d'ambition au classement général de la Course la Paix. Son rôle principal : protéger son coéquipier australien Alan Iacuone, mieux placé que lui au général (16e). Ça veut dire le «ramener» à l'avant du peloton lorsque la situation le commande. What goes around comes around...
Avec trois étapes à compléter, Perras aimerait bien se faufiler dans une échappée payante. Ça, c'est si la santé le permet.
«Si ça continue à s'améliorer, je vais continuer, mais ça ne me donne rien d'hypothéquer ma santé pour faire de la figuration ici. On verra bien demain (aujourd'hui). Par contre, si je m'accroche et que je passe à travers, je sais que je vais être en forme pour mes deux principaux objectifs de la saison, le Grand Prix de Beauce et les championnats canadiens, en juin prochain. »
Fait rarissime, un autre cycliste québécois accompagne Perras lors de cette course en Europe. Il s'agit bien sûr de Charles Dionne, de Saint-Rédempteur, qui s'est illustré à l'occasion de la première étape en se glissant au quatrième rang (ironie du sort, les deux Québécois se suivent au classement général, occupant respectivement les 79e et 80e places).
Dionne, de l'équipe américaine Saturn, a peiné lors de l'âpre étape montagneuse de lundi dernier, «la plus dure de ma carrière», mais il s'est accroché et il est toujours en course, ce qui n'est pas rien.
On aurait bien aimé jaser avec Dionne hier, mais au moment où on a mis la main sur le numéro de téléphone de son hôtel, il était passé 23 heures en Allemagne. Vous comprendrez qu'on n'a pas osé le réveiller...
«Ce fut une journée de récupération, a confié Dionne, 24 ans, à nos collègues de Sportcom un peu plus tôt. Les vents ont été un facteur important et le peloton a dû faire la bordure. Il y a une section où j'étais mal placé et j'ai souffert pendant un petit bout, mais tout s'est replacé par la suite.» On a bien hâte de voir la forme qu'il affichera en Beauce.
| nouvelles | achat & entretien | rouler au Québec | hors Québec | sécurité | course | cyclos | montagne | industrie | quoi d'autre ? |
Page mise en ligne par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive