Désolant !

« C’est une annonce redondante. De nouvelles pertes d’emplois à TVA.

Des artisans, des journalistes, des techniciens. La machine craque de partout.

La crise des médias privés arrive à sa fin. Il n’y a plus rien à couper. Ce n’est plus une lente agonie, mais une disparition de l’information régionale.

En deux ans, la moitié des effectifs de TVA ont été supprimés, soit plus de 750 emplois.

Québecor réduit les effectifs dans l’indifférence de nos gouvernements, principalement à Ottawa, qui a décidé d’ajouter 150 millions $ à Radio-Canada. Un diffuseur public fort est essentiel, mais il ne peut y avoir qu’une seule option dans l’écosystème. Du côté privé, l’industrie s’écroule sans réaction.

Vos médias disparaissent partout alors que le besoin d’informations fiables est de plus en plus pertinent. Votre liberté de choisir aussi s’effrite et la démocratie souffre.

La seule chose qui pousse dans un désert médiatique, c'est la désinformation. Sur le Web, trop de gens préfèrent les infos influenceurs. Prudence, jugement, sens critique, on s’en fout. Trop de citoyens ne voient pas la chute.

Dans un texte d’opinion, Clovis Fecteau, récipiendaire du Prix René Lévesque de la presse étudiante en 2024, écrit : « Être informé n’est pas une corvée. C’est un acte de résistance […]. Nous devons cultiver notre curiosité, élargir notre culture générale, nous questionner sur ce qui nous entoure, apprendre à distinguer le vrai du faux.

Rester informé, c’est résister. Résister à l’effondrement de la vérité. Résister aux discours qui cherchent à diviser. Résister à l’idée que nous ne pouvons rien changer ».

Les journalistes ne sont pas parfaits, mais les autres sources en ligne sont souvent bien pires.

Malheureusement, la majorité de la population canadienne estime que l'information devrait être gratuite et accessible à tous. Mais il y a un coût à produire une information de qualité. Comment un modèle d’affaires peut-il être viable avec seulement des dépenses ?

Selon un sondage Léger, uniquement 6 % des gens consultés sont prêts à payer pour un abonnement auprès d'un média.

Un spotted débile, deux complotistes, une vidéo de chat et trois régimes miracles douteux, c’est ce que vous voulez comme source d’information ?

« On n’a pas besoin des journalistes, on a les réseaux sociaux. » Dans ce cas, les agriculteurs aussi sont inutiles puisque nous avons des épiceries. Raisonnement bête.

Depuis 2017, comme formateur pour le Centre québécois d'éducation aux médias et à l'information (CQEMI), j’ai donné plus de 300 ateliers au niveau primaire, secondaire et collégial, toujours sur les fausses nouvelles et la désinformation.

L’automne dernier, alors que l’on annonçait la possible fin de la guerre à Gaza, j’ai demandé à un groupe d’adolescents qu’elle était la nouvelle la plus importante du dernier weekend. On m’a répondu que Justin Trudeau et Katy Perry s’étaient embrassés sur un yacht.

En 2022, Barack Obama a vu juste en critiquant l’omnipuissance des réseaux sociaux.

«L'une des causes majeures de l'affaiblissement des démocraties tient au profond changement dans nos façons de communiquer», disait l’ancien président.

Une trop grande partie du public préfère voir un selfie de Daniel Corbin en bobettes que de réussir à faire condamner l’ancienne lieutenante-gouverneure du Québec Lise Thibault à une peine de prison ferme.

Désolant. »

Jean-François Racine, facebook, 11 février 2026


Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive
également susceptible de vous intéresser :

nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d´autre ?

veloptimum.net

.

.

.