22 juillet 2004

Ode à Mélanie

Gilles Morneau

Est-ce toi, Mélanie,
La cause de mon insomnie ?
Est-ce toi qui ainsi souris,
Le doigt braqué vers l'infini ?

Est-ce toi Vanessa
Brûlant les pistes du MSA ?
Vanessa, vaporeuse vagabonde qui va,
Qui lévite vers l'au-delà.

Qui délie ses longues tresses,
Qui accomplit mille prouesses,
Qui de ses pneus trace des esses
Telle une déesse ?

Qui s'emballe, qui jouit,
Qui pédale, qui crie,
Qui dévale, qui rit,
Telle une walkyrie ?

Se pourrais-ce
Que je reconnaisse
Le rebondi de ces fesses
Et cette poitrine que le vent caresse ?

Oh! Éloignez de moi ces superbes poires,
Écartez ce pétard de mon regard.
Cachez ce sein que je ne saurais voir.
Crachez ce vin que je ne saurais boire.

Que le grand Cric me croque
Si je ne viens pas dans mon froc
Que le grand Crisse me crosse
La tentation est trop atroce

Pour ainsi pointer ton étoile,
Nul besoin de te foutre à poil,
La vue de ton corps fait trop mal.
Vêts-toi au moins d'un chaste voile.

N'en fais pas plus, tu me titille le prépuste.
Disparais, amazone robuste,
Enfourche ton Single-speed vétuste
Et envole-toi jusqu'à Sirius !


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