24 juillet 2004
VAL-D'OR - On aura droit à toute une conclusion au 36e Tour de l'Abitibi, car Chris Stockburger a vu sa priorité de leader diminuer à seulement deux secondes sur Zach Bellan après la sixième étape disputée hier.

L'épreuve sur route de 116,4 kilomètres, dont le départ a eu lieu à Amos, en fin d'après-midi, a été remportée par James Driscoll, de la formation Necsa, en deux heures, 28 minutes et 22 secondes.
L'Américain a devancé au fil le Français Anthony Martin et Michael Vanderaerden, de la Belgique - Kon.Balen BC.
« Je me suis surpris moi-même, a indiqué le cycliste du Vermont. Je ne suis pas le meilleur des sprinters et je ne m'attendais jamais à gagner une étape en Abitibi. »
Le cycliste de Necsa ne semble pas connaître ses talents, car il avait terminé en troisième place mardi soir lors de la deuxième étape.
L'épreuve a été marquée par une grosse chute impliquant près de la moitié du peloton, dont Stockburger, détenteur du maillot brun, au 66e kilomètre.
La plupart des coureurs interrogés ont affirmé ignorer quel avait été l'élément déclencheur, mais un témoin oculaire a confirmé qu'un cycliste avait heurté la moto d'un cameraman avant de chuter et d'entraîner au sol une cinquantaine de compagnons avec lui.
De l'avant du peloton, la scène était spectaculaire. On voyait des cyclistes littéralement voler dans les airs et tomber dans les fossés des deux côtés de la route 397 sud. Parmi eux, on comptait de grosses pointures, dont Stockburger. Ses coéquipiers l'ont cependant aidé à revenir dans le peloton au 83e km.
Le cycliste de l'équipe nationale des États-Unis saignait au genou droit mais ce n'était pas sa blessure qui le faisait grimacer. « Je viens d'apprendre que mon écart a fondu à seulement deux secondes », a déclaré le sympathique jeune homme.
Bolian, de Hot Tubes, qui avait déjà remporté le premier sprint de bonification, en a profité pour amasser trois précieuses secondes au troisième et dernier sprint de bonification, pour ainsi réduire l'écart de son ami de l'équipe des États-Unis.
Fort vent
Les équipes du Québec, de l'Ontario, Hot Tubes et autres ont tenté de provoquer des choses pendant l'épreuve, mais le fort vent de dos contrecarrait les efforts des audacieux, rejoints par le peloton.
« On a attaqué à plusieurs reprises sur la route et encore une fois alors qu'il restait deux tours à compléter dans le critérium, mais ça roulait très vite, il n'y avait rien à faire », a admis Raphaël Tremblay.
Quant à Éric Boily, il souhaite que l'épreuve d'aujourd'hui, dernière étape sur route, soit difficile. « Il nous faudrait un bon vent de face pour que l'on puisse attaquer », a déclaré Boily.
On ignore si ses voeux seront exaucés, niais l'épreuve de 102,7 km, qui partira de Preissac, demeure la destination particulièrement appréciée des cyclistes, car ils y sont reçus comme des rois.
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