12 septembre 2009

Cellulaire au volant: une habitude difficile à perdre

Après avoir constaté, vendredi dernier, que les limites de vitesse sont très peu respectées par les automobilistes, Le Soleil en est venu à une conclusion semblable, jeudi après-midi, en ce qui a trait à l'interdiction de conduire un véhicule en tenant un cellulaire à la main.

Matthieu Boivin

Entre 13h et 14h, le journaliste s'est installé à l'intersection de la rue de la Couronne et du boulevard Charest, une des plus achalandées de Québec. En 60 minutes, il a compté 23 automobilistes qui conduisaient en parlant au cellulaire sans être équipés d'un système de communication main-libre. Pourtant, l'interdiction de conduire avec un cellulaire à la main est en vigueur depuis le 1er juillet 2008.

Durant la même période d'une heure, il a été possible de voir 10 automobilistes qui étaient munis d'un système main-libre. Par contre, certains usagers de la route qui étaient dotés de ces oreillettes ont pu échapper à la vigilance du journaliste, car elles peuvent facilement être dissimulées sous une importante chevelure. De plus, certains systèmes main-libre ne sont pas visibles à l'oeil, car ils sont intégrés à même le véhicule.

Le relationniste de la Sûreté du Québec (SQ), Richard Gagné, n'est pas surpris des résultats de cette enquête non scientifique. « Vous savez, quand le port de la ceinture de sécurité est devenu obligatoire, les gens n'ont pas changé leurs habitudes immédiatement, explique-t-il. Il a fallu de nombreuses années, plusieurs campagnes de sensibilisation et la distribution de contraventions pour que les comportements changent. Et aujourd'hui, la très grande majorité des gens, je dirais plus de 90 %, porte la ceinture de sécurité au volant. »

Le port de la ceinture pour les passagers assis à l'avant d'un véhicule a été rendu obligatoire en 1976. Pour les passagers qui prennent place à l'arrière d'une voiture, ils doivent la boucler depuis 1990.

Sensibiliser davantage
M. Gagné estime donc que le gouvernement devra continuer à sensibiliser les usagers de la route à l'importance de respecter ce règlement, qui vise à assurer une meilleure concentration du conducteur. Il croit aussi que les policiers devront continuer à remettre des contraventions aux gens pris sur le fait afin de changer leurs comportements. Un automobiliste surpris à parler au cellulaire en le tenant dans sa main peut être sanctionné d'une contravention de 154 $ et de trois points d'inaptitude.

Selon la SAAQ, un total de 26 034 usagers de la route ont reconnu leur culpabilité d'avoir conduit avec un cellulaire à la main, entre le 1er juillet 2008 et le 17 juin dernier. En argent, on parle ici d'un total d'un peu plus de 4 millions $ en contraventions.

Pour sa part, la police de Québec a refusé de commenter l'enquête du Soleil. « La police est là pour appliquer la loi, indique Sandra Dion. On n'a pas d'opinion à donner.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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