Jeux olympiques d’Athènes

Bessette chute, Jutras savoure son expérience et Carrigan l’emporte

Montréal, 15 août 2004 – Deux cyclistes favorites ont joué de malchance à la course en ligne féminine olympique, dimanche, au centre-ville d’Athènes. Lyne Bessette et la championne olympique en titre, la Néerlandaise Leontien Zijlaard-Van Moorsel, ont été impliquées dans une chute avec la Suisse Nicole Brandli.

Jouant de stratégie dans le sprint final qui l’opposait à l’Allemande Judith Arndt, éventuelle médaillée d’argent, l’Australienne Sara Carrigan a été la première à franchir le fil d’arrivée. La Russe Olga Slyusareva est montée sur la troisième marche du podium.

Le temps d’attendre la voiture canadienne pour changer ses roues endommagées à la suite de son accident - elle n’a pu éviter Zijlaard-Van Moorsel qui avait chuté devant elle après avoir touché la roue d’une compétitrice - Bessette pouvait dire adieu à ses chances de regagner le peloton. La cycliste de Knowton a finalement été contrainte à l’abandon, alors que ses coéquipières Sue Palmer-Komar et Manon Jutras ont terminé en 11e (à 1m 13s) et 30e (à 1m 18s).

Le film de la course
Alors qu’une Espagnole caracolait en tête au troisième tour, Manon Jutras organisé la chasse.

« J’ai placé l’attaque dans un faux plat où le vent était de face. J’ai fait travailler les filles et on était dans l’action », a commenté Jutras, qui du même souffle, a révélé que son attaque n’avait pas été planifiée avant l’épreuve.

« C’est moi qui ai pris l’initiative de me porter à l’avant et cela a créé des opportunités pour Lyne qui a contre-attaqué. »

Bessette a tenu la tête durant de nombreuses minutes, mais le peloton n’allait pas laisser une aspirante au podium seule en avant bien longtemps. Une fois la jonction faite avec le peloton, c’était au tour de l’Ontarienne Sue Palmer-Komar de se porter en tête pour se construire une avance qui a plafonné à 90 secondes.

« Au moment où l’incident est arrivé (la chute de Bessette), Sue était encore en échappée avec 50 secondes d’écart, a poursuivi la Montréalaise. Pour nous, la victoire était encore possible et mon rôle était de me tenir aux avants-postes pour voir les équipes qui allaient chasser. Un soldat est tombé au combat, mais nous étions encore deux et la victoire était encore possible. »

« (La victoire) on y croyait. Il fallait être audacieuses et on l’a été. On a été malchanceuses, mais on a réalisé ce qu’on voulait faire, c’est-à-dire, courir en équipe », a conclu l’ancienne triathlonienne.

Rédaction : Mathieu Laberge


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