Tour du Grand Montréal

Victoire de Arndt qui s’empare également du maillot jaune

Bessette remonte en troisième place

Montréal, le 1er juin 2004 - Prévue pour être la journée la plus difficile du tour du Grand Montréal, la troisième étape (120 kilomètres) présentée mardi, à Rigaud, a été encore plus ardue que prévu avec des conditions météorologiques difficiles. Malgré la pluie, le froid et une équipe réduite à seulement trois coureuses, l’Allemande Judith Arndt (Nürnberger-Versicherung) a mérité la victoire d’étape, en plus de la bonification de 10 secondes, ce qui fait d’elle la nouvelle meneuse au classement général.

La championne de Norvège, Anita Valen (S.A.T.S.), a terminé deuxième, tandis que Teodora Ruano Sancho (équipe nationale d’Espagne) a fini troisième. Lyne Bessette (Quark) a obtenu le huitième rang, Geneviève Jeanson (Rona) le 12e et Manon Jutras (S.A.T.S.) le 22e, chacunes à 2 secondes de la gagnante.

Au classement général, Arndt détient un avance de 11 secondes sur l’Américaine Dede Demet-Barry (T Mobile) et de 12 secondes sur Bessette, qui passe de la quatrième à la troisième place. Anne Samplonious (Équipe du Québec, à 17 secondes) est huitième, Manon Jutras 12e (à 20 secondes) et Geneviève Jeanson 15e (à 22 secondes).

« C’est bien parce que la course était chez nous que je suis allée jusqu’au bout. N’importe où ailleurs, je n’aurais pas continué après 20 kilomètres tellement il faisait froid », a expliqué Bessette, qui tremblait de froid après avoir passé la ligne d’arrivée. « Je n’avais jamais couru dans de telles conditions ! »

L’attaque du jour a pris naissance au 37e kilomètre lorsque Helen Kelly (Rona), Amy Moore (Quark) et Alison Wright (Nobili Rubinetterie) se sont échappées du peloton. Le trio est demeuré ensemble pendant une cinquantaine de kilomètres. Par la suite, Moore a pris les choses en main et a poursuivi sa cavale en solitaire.

Le peloton a mis un peu de temps à organiser la chasse jusqu’à ce que Madeleine Lindberg (Nürnberger-Versicherung) prenne le commandes du peloton pendant une dizaine de kilomètres. Finalement, la porte-couleurs de l’équipe Quark a été rejointe avec seulement 4 kilomètres à faire, tout juste au pied de la montée finale.

« Je me sentais bien dans la troisième et dernière ascension de la montée Bourget, alors j’ai dit à Madeleine de réduire l’écart avec l’échappée, a souligné Arndt. Elle a été incroyable ! Trois coureuses, c’était insuffisant pour tenter quelque chose, mais aujourd’hui (mercredi), nous avons eu de la chance. »

Avec une équipe réduite, la meneuse au général sait que la victoire finale n’est pas encore acquise, même s’il sera très difficile de s’échapper lors de la dernière étape. « Les autres vont nous faire la vie dure, c’est certain. »

« Au rythme où on roulait, je pensais que l’échappée pouvait se rendre (jusqu’à la fin) », a commenté Geneviève Jeanson, qui a souligné avoir de meilleures jambes que la veille. « Il n’y avait pas vraiment d’équipe qui chassait. C’était dur d’attaquer dans les montées car la roue arrière glissait à cause de l’eau. J’ai aimé les conditions même si j’étais gelée. »

Manon Jutras n’a pas semblé être trop préoccupée par les caprices de Dame Nature. « J’ai déjà couru dans de pires conditions. De la neige, c’est pire ! » a expliqué la Verdunoise, très satisfaite de la deuxième place de sa coéquipière Anita Valen.

« Je regardais les gens sur le bord de la route et je me disais qu’ils se sont déplacés par un temps pareil pour voir une course de vélo. Moi, je suis payée pour courir, mais les spectateurs sont là pour leur plaisir, alors donnons le spectacle qu’il méritent de voir. Je lève mon chapeau aux spectateurs qui étaient là avec des imperméables dans la pluie et le froid. »

La dernière étape de cette troisième édition du Tour du Grand Montréal sera présentée mercredi soir, à Terrebonne.

Rédaction : Mathieu Laberge


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