Vélo de montagne – Coupe du monde 2004

L’année de la consécration pour Marie-Hélène Prémont ?

Montréal, le 20 mai 2004 — Révélation du circuit de la Coupe du monde de vélo de montagne l’an dernier, Marie-Hélène Prémont entend bien continuer sa progression en 2004, année olympique, faut-il le rappeler. Après une année 2003 exceptionnelle en Coupe du monde – trois places dans les cinq premières (dont une médaille de bronze) et le quatrième rang au classement cumulatif – la cycliste de Château-Richer peut désormais revendiquer le titre figure de proue chez les Canadiennes, elle qui a en poche une cinquième place aux championnats du monde et le maillot de championne canadienne, qu’elle défendra au mont Ste-Anne en juillet prochain.

Dimanche, dans le cadre de la première étape de la Coupe du monde de la saison qui sera disputée à Madrid, Prémont tentera de se démarquer afin d’assurer sa place au sein de l’équipe olympique canadienne.

« Les premières Coupes du monde de la saison seront importantes », a souligné l’athlète de 26 ans. « Cette année, je sais que je peux prendre le départ d’une course, rester dans le peloton de tête et que ma place est en avant. C’est une année olympique et tout le monde voudra arriver au meilleur de sa forme. Il est possible que certaines filles qu’on n’a jamais vu auparavant vont peut-être se retrouver à l’avant-plan. »

Contrairement à d’autres spécialistes du vélo de montagne, la championne canadienne du cross-country ne s’est pas expatriée chez nos voisins du sud afin d’accumuler les kilomètres dans ses jambes. Son entraînement hivernal s’est plutôt de résumé à des séances de ski de fond et de vélo stationnaire, le tout entrecoupé de cours à l’Université Laval, où elle a terminé son baccalauréat en kinésiologie.

Selon la progression qu’elle connaît depuis les dernières saisons, il n’est pas impossible de penser que la Québécoise pourrait monter sur le podium d’Athènes si elle peut éviter les ennuis mécaniques.

Prémont en est bien consciente, mais est-ce que cela représente une pression supplémentaire pour elle ?

« J’essaie de ne pas me mettre de pression sur les épaules. Tant que je n’ai pas fait ma première course, je ne sais pas mon niveau de forme en comparaison avec les autres. Oui, c’est vrai, je peux encore monter sur le podium, mais il peut arriver n’importe quoi. Comme toujours, je vais donner tout ce que j’ai et les résultats viendront en conséquence de mon entraînement », explique-t-elle en toute franchise.

« Cette année, mon objectif majeur est de me classer pour les Jeux olympiques. Après ça, je mettrai l’accent sur les Jeux, mais d’ici là, ça sera de terminer dans le top 5 lors des étapes de la Coupe du monde. Je dois faire au moins deux bonnes courses dans les cinq premières épreuves de la saison. Quand c’est une année olympique, on ne mise que sur une seule chose. »

D’ici le 6 juillet, date où l’équipe olympique canadienne de vélo de montagne devrait être officiellement annoncée, Prémont devra faire sa place pour aller chercher une des deux dernières places disponibles. Alison Sydor, médaillée d’argent aux derniers championnats du monde, est assurée d’avoir son billet pour Athènes. La bataille se fera donc entre Prémont, Chrissy Redden et Kiara Bisaro.

Chez les hommes, Roland Green et Ryder Hesjedal sont favoris pour obtenir leur sélection.

Concernant le parcours olympique, où elle a déjà eu l’occasion de s’entraîner, Prémont croit qu’il sera un intéressant terrain de jeu : « Il (le parcours) n’est pas tellement technique, mais il comporte beaucoup de montées. Ça sera exigeant car il n’y aura pas beaucoup d’endroits pour se reposer. Il sera représentatif de la forme des athlètes. Ça devrait m’avantager car ça monte beaucoup. J’étais à l’aise quand j’ai roulé, mais le tracé aurait pu être un peu plus technique, question de désavantager un peu les Européennes. »

Rédaction : Mathieu Laberge


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