Tour de Georgie

Mario Cipollini, premier de classe !

Victime d’un bris mécanique Dionne finit 27e , Perras est 69e

Montréal, le 21 avril 2004 - L’Italien Mario Cipollini, champion du monde de la course en ligne en 2002, a montré aux autres compétiteurs de quel bois il se chauffait, mercredi, au Tour de Georgie, aux États-Unis. Le cycliste de l’équipe Domina Vacanze a été le premier à franchir la ligne d’arrivée de la course de 177 km, qui reliait la ville de Thomaston à celle de Columbus.

Cipollini, qui a devancé Ivan Dominguez (Colavita Olive Oil) et le Canadien Gordon Fraser (Health Net) au sprint final, a arrêté le chrono à 4:40:44 heures, alors que 109 des 113 inscrits ont été crédité du même temps. Les Québécois Charles Dionne (Webcor) et Dominique Perras (Ofoto) étaient du nombre. Ils ont respectivement terminé aux 27e et 69e rangs.

Dionne, qui rêve d’en découdre avec Cipollini lors d’un sprint final, a vu sa course prendre une toute autre tournure à sept kilomètres de l’arrivée, alors qu’il a été victime d’un bris mécanique. « Une pièce d’équipement d’un autre compétiteur, qu’on appelle une attache rapide pour les roues (sic), est entrée dans ma roue d’en avant, a expliqué Dionne. J’en ai perdu la moitié de mes rayons. J’étais assez bien placé à ce moment-là, mais je n’ai d’autre choix que de m’arrêter sur le bord du chemin pour changer de roue. »

« Sur le coup, j’ai tout de suite pensé à ma sécurité parce que cela passait très vite de chaque côté de moi. Puis ensuite, je me suis dit que tout était fini pour la course et le classement général. Je ne pensais vraiment pas être capable de revenir dans la course, mais j’y suis arrivé, ce qui veut dire que les jambes étaient bonnes. Mon sprint, je l’ai fait pour revenir dans le peloton. Il ne me restait donc plus d’énergie pour en faire un autre ensuite. Ce qui fait que je n’ai pas pu me mesurer à Mario (Cipollini). Je ne sais pas si je peux battre Cipollini, mais j’ai déjà battu plusieurs fois ceux qui ont fini deuxième et troisième (Dominguez et Fraser). Cipollini est possiblement le plus rapide au monde. Pour moi, ce serait un peu comme jouer au golf contre Tiger Woods! Tu n’as pas des chances comme celle-là à tous les jours », a lancé le cycliste de St-Rédempteur.

Dionne espère être du sprint final de la première de deux étapes jeudi, une course en ligne de 126 km. « Il n’y a pas tant d’occasions que cela ici (pour finir au sprint), mais demain devrait en être une autre belle. Sinon, il reste la dernière journée du tour, mais rendu-là le classement général va décider de tout », a conclu celui qui est actuellement 14e au général, à 15 secondes du meneur, le Canadien Gordon Fraser (7:59:28 heures).

De son côté, Perras, qui occupe le 43e rang du classement général également à 15 secondes de Fraser, a connu une étape beaucoup plus tranquille que son compatriote. « Pendant la course, j’avais peur qu’il y ait des cassures, alors je me suis tenu en avant. Mais dans les cinq derniers kilomètres, j’ai essayé d’aider mes coéquipiers, tout en restant loin du « trouble ». Comme je ne suis pas un sprinter, j’étais mieux de rester un peu plus loin dans le peloton, afin d’éviter les chutes. L’important était de ne pas perdre de temps au classement général. Ensuite, je verrai ce que je peux faire vendredi et samedi dans les épreuves de montagne », a mentionné le Brossardois.

Jeudi, les coureurs prendront part à deux étapes. Après la course en ligne de 126 km, ils s’élanceront dans un contre-la-montre de 30 km, où l’Américain Lance Armstrong, quintuple champion du Tour de France, part grand favori.

Rédaction : Christian Jutras


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