Paris-Roubaix

Hugo Houle, 84e survivant de Paris-Roubaix

Antoine Duchesne, forcé à l’abandon à la suite d’une chute

Montréal, 8 avril 2018 – Déjà assuré de sa place dans les livres d’histoire de son sport, le champion du monde en titre Peter Sagan (Bora-hansgrohe) a ajouté un autre trophée à son impressionnant palmarès : celui du pavé remis au vainqueur de Paris-Roubaix.

À cette course sans pitié, les deux Québécois inscrits auront connu des sorts différents dimanche. Hugo Houle (Astana), 84e du jour dans un petit groupe qui a accusé 15 minutes de retard sur Sagan, a franchi la ligne d’arrivée au vélodrome de Roubaix pour la quatrième fois de sa carrière. Quant à Antoine Duchesne (Groupama-FDJ), il a chuté et a dû abandonner.

Le Slovaque s’est extirpé du groupe des favoris à 54 kilomètres de l’arrivée. Il a ensuite rejoint l’échappée du jour au sein de laquelle seul le Suisse Silvan Dillier (AG2R-La Mondiale) a été en mesure de s’accrocher à lui. Les deux ont su tenir le coup jusqu’à la fin pour ensuite batailler pour le sprint final après 257 kilomètres d’effort.

Le rôle d’équiper joué par Houle a été suspendu après que le leader de sa formation Magnus Cort Nielsen ait abandonné avec 140 kilomètres à faire. Le cycliste de Sainte-Perpétue était dans le peloton principal lorsqu’un ennui mécanique est survenu à un secteur clé de l’épreuve, la tranchée d’Arenberg.

« Je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé, sauf que j’ai violemment passé dans un trou et n’ai jamais revu la tête de la course. »

La voiture de son équipe étant en 15e place dans la caravane, Houle a dû rouler pendant une quinzaine de kilomètres avant de voir un mécano venir à sa rescousse.

« J’ai plus d’expérience, alors je demeure plus calme lorsqu’il y a des situations qui sont critiques. Cela m’aide à canaliser mon énergie, mais honnêtement, aujourd’hui (dimanche), je ne me sentais pas super bien physiquement. Je suis fatigué des Classiques et j’étais un peu juste. J’ai fait du mieux que je pouvais. Je suis content d’avoir terminé. »

« Paris-Roubaix est toujours une course très dure avec tous ses aléas. Je suis déçu du pépin technique, mais ça fait partie du jeu. Je finis sur mon vélo et reste en santé, alors je suis content, car c’est toujours la course la plus dure. »

Un qui n’a pas connu la satisfaction de terminer la course sur son vélo est son bon ami Antoine Duchesne qui, pour une deuxième année de suite, a chuté sur les routes de l’Enfer du Nord. Le coureur de Groupama-FDJ s’est retrouvé au sol au premier secteur pavé, celui de Troisvilles, situé peu avant la marque des 100 kilomètres.

« Quelqu’un est remonté directement sur les côtés et il y avait beaucoup de boue. Il est tombé directement devant moi. J’ai été quand même bien amoché et j’avais beaucoup mal à une jambe et un pied. Ensuite, je n’ai pas fait long feu », a expliqué Duchesne, qui est tout de même resté en selle pendant encore une heure et demie avant de poser pied.

« C’est moins grave (ndlr : la chute) que l’an dernier, mais ça fait ch… La forme était bonne, mais là, j’ai bien cogné et j’ai deux grosses plaies. C’est encore pas de chance », a commenté Duschesne, très déçu.

L’athlète originaire de Saguenay avait démontré sa belle forme au Grand Prix de l’Escaut, la semaine dernière, alors qu’il avait été en échappée en compagnie du Britannique Owain Doull (Sky) pendant environ 45 kilomètres.

Le meilleur coéquipier de Duchesne est le Français Marc Sarreau qui termine 26e.

Rédaction : : Mathieu Laberge et Émilie Bouchard-Labonté

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