Justin Picoux l’emporte
photo : Daniel Fertin

Justin Picoux vainqueur à Bavay « tu la méritais, tu tournais autour »

Daniel FERTIN

D'où j'observais j’étais persuadé avoir vu Justin Picoux gagner. Pourtant le natif de Montréal n’avait pas levé les bras !

Longtemps les arbitres ont visionné et revisionné la vidéo d’arrivée pour finalement désigner le Belgo-Canadien vainqueur de la 79e édition du GP de Bavay.!

La semaine dernière je rêvais de voir un coureur de la Belle Province succéder à Keven Lacombe dans l’une des deux épreuves organisées par le VC Bavay et son infatigable organisateur Alain Chandelier.

C’est une fois de plus au sprint que la victoire s’est jouée, non loin des vestiges romains de Bavay.

Auparavant, les coureurs de la team Vittel N’side avaient largement animé l’épreuve. Jusqu’à un tour de l’arrivée, donc un peu moins de 9 km du fil, ils montraient leur force collective à l’image de Carl Truffer, futur professionnel en France, longtemps dans l’échappée reprise dans le dernier tour.

Léo Roy, son coéquipier, était dans le contre, juste derrière, mais les sprinters en avaient décidé autrement. C’est au sprint que Justin Picoux remportait la victoire.


Karl Sagnier, Justin Picoux et Axel Rahier
photo : Daniel Fertin

« Tu la méritais, tu tournais autour » commentaient ses concurrents ou ses coéquipiers.


Justin Picoux, le 2e en partant de la gauche, avec ses coéquipers
photo : Daniel Fertin


Alain Chandelier, l’organisateur de la course, Charly Lecomte le représentant du challenge Raymond Poulidor, Karl Sagnier, Justin Picoux et Axel Rahier
photo : Daniel Fertin

« Je n’ai pas levé les bras car une fois, chez les juniors, à mes dépens, je l’avais fait à tort et j’ai retenu la leçon. Ce jour j’ai compris quand j’ai vu les autres taper de rage sur leurs guidons, souriait le vainqueur du jour, n’oubliant pas de rappeler « aujourd’hui, chez moi, dans ma ville de Ath, c’est la fête et c’est la première fois que je n’y suis pas ».

Au sprint il bat le pro Karl Sagnier de la Groupama FDJ United. « Dis-moi qui tu bas, je te donnerai la valeur de ta performance », disait le premier entraîneur de Jacques Anquetil lors de ses premières victoires chez les jeunes en Normandie.

Après toutes les cérémonies protocomaires, Justin, euphorique, pouvait enfin rejoindre les fêtes de Ath, fêtes inscrites au patrimoine mondial !


Justin Picoux possède la double nationalité mais pour l’UCI il a choisi, en 2026, une licence canadienne.
photo : Daniel Fertin


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