Justin Picoux.
photo : Martine Verfaillie

Né à Montréal, il habite maintenant en Belgique
mais a conservé sa nationalité canadienne pour le cyclisme

Daniel FERTIN

A 21 ans, Justin Picoux, a toujours baigné dans le vélo. Né à Montréal il a passé sa jeunesse au Québec avant de revenir, avec ses parents, en Europe, plus précisément à Ath, en Wallonie, à quelques coups de pédales de la frontière française. Dans la métropole québécoise, le père de Justin avait ouvert la boutique Cycles Régis.

Après quelques années au football, Justin a bifurqué vers le sport « familial et traditionnel ». Son frère, Maximilien, a même été professionnel à Roubaix en France. « Ce qui me plaît, c’est le côté collectif dans une équipe, mais les résultats dépendent beaucoup de notre rigueur et de nos entraînements » annonce Justin qui a interrompu ses études pour se consacrer au cyclisme afin d’être repéré par une équipe du niveau supérieur. Au sein de l’ambitieuse team Coppi-Burau il évolue chez les espoirs auprès de Cyprien Dumortier, Sacha Amorison, Célian Deweerd et Nathan Cailleau.


Justin Picoux.
photo : Martine Verfaillie

Le coureur possède la double nationalité mais pour l’UCI il a choisi, en 2026, une licence canadienne. Cette saison il a passé cinq semaines dans la Belle Province où il y a gagné quatre bouquets en intégrant l’équipe Cannondale Echelon p/b 4iiii. Ainsi Justin a pu s’aligner au Tour de Beauce, à 5 Mardis cyclistes de Lachine. « Mes meilleurs souvenirs sur un vélo en compétition » commente le cycliste de retour en Belgique.


Justin Picoux l’emporte aux Mardis cyclistes de Lachine le 30 juin 2026
photo : Rob photographe

A l’inverse, les pires moments sont les chutes « quand on voit un coureur ensanglanté et hurlant de douleur sous un tas de vélos, cela marque ».

Depuis son retour d’outre-Atlantique Justin aligne les courses, parfois plusieurs par semaine, en Belgique, sur des parcours connus des amateurs de cyclisme au pays du vélo. Ainsi, dimanche dernier, il finissait cinquième de l’ultime étape du Tour de Flandre orientale avant de s’élancer sur une épreuve, toujours en Flandres, à Torhout.

Revenant sur son récent séjour sur les bords du Saint-Laurent, il juge le niveau différent entre ses deux pays. Les courses, selon lui, ne se disputent pas de la même façon, « c’est très rapide sur les critériums ». En hiver, il pratique un peu le gravel et la piste.

Ce dimanche il sera au départ d’un week-end en France. En 2010, Keven Lacombe avait été le premier Canadien à inscrire son nom au palmarès du réputé et difficile GP des Marbriers à Bellignies.


Keven Lacombe devance Kévin Lalouette au fil d´arrivée et remporte le Grand Prix des Marbriers 2010
photo : Daniel Fertin , Tous droits réservés.

Mais à ce jour, aucun n’a réussi à lever les bras au GP de Bavay. Petit rappel, il n’y a que 46 km entre Bavay et Ath, pas si long pour ramener une coupe et un bouquet !


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