16juin 2009


Même si l’équipe Trek-Volkswagen brillait par son absence au Tour de Beauce, la directrice sportive
Josée Robitaille était au rendez-vous. Elle était la voix du Radio Tour, tâche qu’elle a appréciée.
photo : Jean-François Desgagnés

Sort incertain pour une formation phare au Québec

Comptant parmi les meilleures formations au Québec depuis près d’une décennie, l’équipe Trek-Volkswagen n’est pas assurée de revenir en 2010 pour des raisons financières.

Le contrat de commandite se termine au terme de la présente saison. « Pour cette année, le contrat a été complètement révisé à la baisse, a confié la directrice sportive Josée Robitaille. Les services aux coureurs n’ont pas diminué, mais nous avons coupé à l’interne. »

« J’ai l’impression que la situation sera encore plus difficile l’an prochain, de poursuivre Robitaille qui roule sa bosse dans le vélo depuis une vingtaine d’années. Notre retour n’est pas assuré. Je souhaite confirmer notre retour au plus tard en septembre. Il y a de bons juniors qui s’en viennent et ils ont les yeux ronds. Ils souhaitent joindre nos rangs. »

Robitaille envisage difficilement de fermer les livres. « Je suis trop jeune et trop entêtée pour arrêter, a-t-elle mentionné avec un sourire. Ce serait aussi difficile que de vivre un divorce ou une garde partagée. »

Un budget annuel oscillant entre 250 000 $ et 300 000 $ est nécessaire pour opérer.

Absence en Beauce
Compte tenu qu’elle ne misait que sur quatre coureurs prêt, Robitaille a fait l’impasse sur le rendez-vous beauceron pour la première fois depuis des lunes.

« Le Tour de Beauce est une compétition internationale qui se déroule dans notre cour et les jeunes doivent profiter de cette expérience et non pas se faire larguer après 20 kilomètres, a-t-elle raconté pour expliquer l’absence de son équipe. Trois de mes gars ont couru pour l’équipe du Québec et un autre pour l’équipe canadienne. »

Robitaille se fait une fierté de développer certains des meilleurs juniors et U-23 au Québec. Des formations avec des objectifs plus élevés viennent piger dans les rangs de Volkswagen lorsque les coureurs arrivent à maturité.

« C’est mon créneau et je veux le garder, a-t-elle indiqué. Je ne tente pas de retenir les coureurs et ils le savent. Je tente même de leur dénicher une équipe où ils pourront poursuivre leur progression et cette façon de faire exerce un attrait majeur sur les jeunes. »

Au fil des ans, les Charles Dionne, Martin Gilbert, Keven Lacombe, Éric Boily, Bruno Langlois, entre autres, ont tous évolué sous les ordres de Robitaille avant de se dénicher une équipe américaine.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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