M. Arévalo et ses alliés : faux débat

S.V.P. un peu de retenue.

Je me permets de répondre aux détracteurs de la FQSC, de l’ACC et de Steve Bauer. J’ai été coureur, directeur sportif et maintenant je suis un observateur NEUTRE du cyclisme. Je ne course plus, je ne commandite personne, je n’ai pas d’enfant qui course et je ne me cherche pas d’job à la FQSC ou à l’ACC. Puis-je être plus neutre ? Ah oui, j’ai déjà eu l’IMPRESSION, à tort ou à raison, de m’être fait occulter lors de sélections, tant sur l’équipe du Québec que par l’équipe nationale ou par des équipes pros.

Il est vrai que l’ACC peut nous sembler ‘’créative’’ lors de certaines sélections, mais il faut savoir qu’elle opère avec un budget bien en deça de ses besoins.

Pour ce qui est de la FQSC, je peux vous affirmer qu’ils font un super job. Dans n’importe quel organisme, et même dans les plus grandes compagnies, il n’y a rien de parfait. Seulement l’immobilisme permet d’éviter les erreurs. On pourrait trouver tout plein d’aspects qui ne sont pas parfaits à la FQSC, mais nous devons juger un organisme pour l’ensemble de ses actions.

Une sélection peut-elle être objective ? Bien sûr que non. Par contre, je ne connais pas beaucoup de coureurs s’étant entraînés fort, saisons après saisons, en prenant eux-même leur développement en main, qui vous diront qu’ils ont toujours été traités injustement et n’ont jamais eu un coup de main de la Fédé ou de l’équipe nationale. Aucun coureur ne vous dira que c’est la faute des fédérations s’il n’a pas percé en vélo. Les Fédés n’ont pas le monopole de l’imputabilité.

Que ce soit avec ou ‘’sans ’’ l’aide des Fédés, les coureurs canadiens ont plus d’opportunités que jamais de progresser à tous les échelons, même jusqu’au ProTour.

Pour revenir au faux débat instigué par M. Arévalo
Comme beaucoup de conflits, celui-ci a débuté par une mauvaise lecture de l’article. Mettons cela sur la faute de la mauvaise compréhension de l’anglais. Voici les extraits des articles :

Cyclingnews : Planet Energy's 2010 ProTour debut in question,
by Kirsten Robbins, November 1

(...) For now, the Planet Energy riders might have to earn a spot on the Canadian National team if they hope to participate.
"The National Federation has to submit a list of all Canadian riders who may be potentially selected for these two ProTour events earlier in the season so they can potentially be tested at any moment during the season," Bauer said)

PedalMag : Planet Energy's ProTour Dilemma
by Tim Lefebvre, 3 novembre

Bauer looks forward to working with the National team on the project. (phrase du journaliste) "Our sponsors now realize that we are competing at the highest level and maybe we can now step up and join the ranks of pro Continental teams in 2011."

At this time the Canadian Cycling Association (CCA) has to submit the prospective names of riders who may make this eight-man squad next September, as they can be potentially tested at any time during the 2010 season.

Bauer is positive on the UCI possibly changing their rules outside of Europe to include the host country inviting Continental teams, but states, "The most important thing at the end of the day is that these riders have a chance to compete at a race of this level in their own backyard."

Je ne vois pas ce qu’on peut reprocher à Steve Bauer dans cet extrait ?

M. Arévalo et moi nous nous sommes rencontrés pour la première fois au BTAC et ensuite à Interbike à Las Vegas. Avec ses montées de lait auquelles il nous a habituées, je dois admettre qu’il exerce un certain ascendant sur son groupe de jeunes et sur les néophytes dans le cyclisme au Québec. Or, je ne connais aucun cycliste d’expérience qui le côtoie ou l’a côtoyé. Nous ne connaissons rien de l’expérience cycliste et du parcours de M. Arévalo. Cela fait seulement une ou deux saisons qu’il s’implique dans le milieu cycliste québécois. N’y a-t-il pas de façon plus constructive de s’impliquer dans un milieu que, perché sur sa branche d’arbre, déféquer sur tout ce que l’on trouve injuste ?

Luis Arévalo ne semble pas démontrer de mauvaise intention dans sa démarche mais parfois un peu d’indulgence met de l’huile dans le système. Pour certaines personnes, il y aura toujours (apparence) des sélections injustes. On a toujours le choix d’être une victime du ‘’système’’. Or, tôt ou tard, avec un travail honnête, la crème monte à la surface.

Parlant de crème, nous devons comprendre la réaction de Steve Bauer. À la (re) lecture des articles incriminants, il s’agissait d’une attaque personnelle, injustifiée et présomptueuse de la part de M. Arévalo. Pour avoir eu la chance de côtoyer Steve Bauer, il s’agit d’une personne intègre, honnête, pourvue d’une réelle passion pour le vélo. Il ne fait pas dans la polémique. Il s’agit d’un pilier important du cyclisme canadien et la moindre des choses est de reconnaître ses connaissances et ses opinions sur le cyclisme de compétition. Dans ces articles, il ne fait jamais allusion à ce que ses coureurs doivent être sélectionnés d’office sur l’équipe nationale.

De grâce, toute la communauté cycliste devrait être derrière cette équipe Planet Energy, en souhaitant que d’autres grandes équipes se forment. À quoi sert le développement dans les clubs de compétition si les jeunes coureurs n’ont pas accès aux équipes professionnelles ? Quels seront leurs exemples à suivre ? L’extra-terrestre Contador ? Qui va les motiver, leur démontrer que c’est possible pour un jeune Québécois d’avoir accès aux plus grandes courses avec une équipe pro canadienne et éventuellement québécoises ?

J’ose espérer que vous ne dites pas à vos jeunes que Steve Bauer ne sélectionne que ses jeunes amis au sein de son équipe, sans égard aux résultats, qu'il est prétentieux et, qu'en plus, il ne connaît rien au bike ?

Alexandre Lavallée


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