Damien Ressiot, Anthony Thomas, AFP et Reuters
Les urines de Riccardo Ricco présentent des traces d'une EPO de troisième génération, ce qui a provoqué le retrait de l'équipe Saunier Duval du tour de France. Révélée par L'Equipe ce jeudi, l'information a été confirmée en fin de matinée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui avait ciblé le grimpeur de Saunier Duval depuis les prélèvements sanguins effectués les 3 et 4 juillet. Vainqueur à deux reprises en montagne cette année et neuvième du général après onze étapes, l'Italien a utilisé la CERA (Continuous Erythropietin Receptor Activator), une EPO retard récemment mise sur le marché. Roi de la provocation, il avait été contrôlé cinq fois depuis le début, ce qui avait provoqué de sa part des commentaires acides. L'échantillon incriminé aurait été prélevé après le contre-la-montre de Cholet.
Ricco a quitté le village-départ dans une voiture accompagné par des forces de l'ordre après que l'AFLD lui a notifié les résultats de l'analyse de l'échantillon A. « Si ça se confirme, c'est une nouvelle terrible pour l'équipe », a déclaré son équipier Juan José Cobo, alors que Lavelanet devenait le centre d'une cohue monstre à quelques minutes du départ réel, prévu à 13h25. « Ca ne me surprend pas que ce soit Ricco », a ajouté l'ancien Maillot Jaune Kim Kirchen sur Eurosport. « C'est le même produit que pour les deux premiers » coureurs contrôlés sur le Tour 2008, Manuel Beltran (Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld). Des «seringues, aiguilles et poches de transfusion» ainsi qu'un produit « prohibé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé », avait été découverts dans la chambre d'hotel de Duenas.
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