30 juin 2008

Le Tribunal arbitral du sport confirme la sanction de Floyd Landis

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé lundi la suspension du cycliste américain Floyd Landis, déchu de son titre de vainqueur du Tour de France 2006 à la suite d'un contrôle antidopage positif.

Un collège de trois arbitres du TAS a conclu que le contrôle réalisé à l'issue de l'arrivée à Morzine, en juillet 2006, était valide.

L'Américain avait saisi le TAS, plus haute juridiction sportive, à la suite de la décision des arbitres de la commission de l'agence américaine antidopage (USADA), qui ont confirmé en septembre les résultats du contrôle antidopage effectué au cours du Tour 2006.

Ces analyses avaient démontré que Landis avait fait usage de testostérone synthétique lors de son succès sur les routes de France. Landis a été déchu de son titre et l'Union cycliste internationale (UCI) a déclaré Oscar Pereiro vainqueur de la course.

Le TAS était le dernier recours de l'Américain, qui devra également payer 100 000 $ pour couvrir les frais de justice de l'USADA.


30 juin 2008

Procès Landis : Qui doit payer ?

Les dépenses engagées par les autorités antidopage pour contrer la défense du cycliste américain Floyd Landis, dont le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté l'appel lundi, soulèvent le problème du financement des procédures liées aux affaires de dopage.

Abandonnée par l'Union cycliste internationale (UCI) qui n'a pas souhaité participer aux frais de justice, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a ainsi englouti 1,3 million de dollars (840.000 euros) dans l'affaire Landis pour éviter que le cycliste ne l'emporte faute d'opposant. "Et c'est sans compter la somme bien plus élevée -estimée à 3 à 4 millions de dollars, ndlr- investie par l'Agence antidopage américaine (USADA) lors du procès en première instance", note Olivier Niggli, directeur juridique de l'AMA. Ni les 2 millions dépensés par Landis lui-même.

Mauvaise payeuse, l'UCI a également laissé l'instance internationale antidopage se débrouiller dans le cas de l'Italien Alessandro Petacchi, consentant en revanche à financer une partie des 240.000 dollars de procédures liées à l'affaire Puerto. L'UCI est à ce jour la seule fédération à échapper régulièrement à ses responsabilités financières. Mais le cyclisme étant un réservoir inépuisable d'affaires, l'AMA s'inquiète de cette mauvaise habitude lourde de conséquences pour son budget.

Landis en faillite ?
L'Agence envisage donc de contraindre les fédérations internationales en inscrivant dans le code mondial antidopage l'obligation de supporter les frais de procédure. Les contrevenantes seraient, comme pour les autres infractions au code, menacées de se voir retirer leur statut de sport olympique. Par ailleurs, l'AMA va se rapprocher du TAS pour tenter d'harmoniser les pratiques de ce tribunal avec celles de la justice civile. Devant le TAS en effet, la partie déboutée ne doit pas rembourser les frais de justice à la partie gagnante.

Le TAS - dont l'arbitrage est par ailleurs gratuit pour les affaires de dopage -, attribue un montant forfaitaire à celui qui obtient gain de cause, certes "modeste" de l'aveu même de Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS, entre "10 000 et 40 000 francs suisses (6200 à 24 750 euros). Dans le cas Landis, le TAS a pris en compte les dépenses des agences, allouant 100 000 dollars de compensation à l'USADA. Mais "encore faut-il que le sportif sanctionné soit solvable", juge Olivier Niggli rappelant que Landis a annoncé son intention de se mettre en faillite personnelle afin d'échapper à la ruine.

Rebondissant sur la question soulevée par l'AMA, Matthieu Reeb juge lui que le TAS, "dont les arbitres sont de plus en plus sollicités" pourrait revoir son principe de gratuité. Une remise en cause qui ne va pas arranger les finances de l'AMA et des fédérations.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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