28 mai 2008


Peter Ladd et Tim Hucker, les deux cyclistes australiens de l’équipe Garneau-Crocs,
entourent le président du comité organisateur du Tour de Beauce, Denis Lévesque.
photo : Steve Deschênes

Le Tour de Beauce fait une virée à Québec

Pour la première fois de son histoire, le Tour de Beauce sort de sa région pour boucler sa 23e présentation. Et si les futurs partenaires financiers le désirent, la situation pourrait bien se reproduire au cours des prochaines années.

Du 10 au 15 juin, 22 équipes du Québec, du Canada, des États-Unis et de l’Europe ont rendez-vous à ce que plusieurs experts considèrent comme étant la « plus belle course en Amérique du Nord ».

Le comité organisateur a décidé de faire un clin d’œil au 400e anniversaire de Québec en tenant la dernière étape de la compétition dans la capitale. Le circuit urbain de 13,9 km est déjà considéré comme étant digne des Championnats du monde. Il conduira les cyclistes à rouler sur la Grande Allée, à descendre la côte de Sillery, à longer le Saint-Laurent sur le boulevard Champlain et à grimper la côté de la Montagne... neuf fois !

La veille, le peloton se sera affronté sur un autre circuit urbain à Saint-Georges. Les autres étapes consistent à une mise en jambes de 167 km dans la région de Lac-Etchemin (10 juin), une valse dans le bassin de la rivière Beaurivage avec départ et arrivée à Vallée-Jonction (11) et la fameuse montée vers les étoiles du mont Mégantic à partir de Saint-Georges (12).

« Je suis un amateur de circuit urbain comme ceux de Saint-Georges et de la Beauce. Les parcours routiers sont beaux, mais il est plus difficile de faire sortir le monde. La prochaine édition sera donc un test parce qu’à moyen terme, il faut grandir. Si le Tour veut fêter son 25e, ça tournera autour de la commandite et si ce futur partenaire veut des étapes à Québec, Montréal ou Sherbrooke, il faudra l’écouter », indiquait le président du comité organisateur, Denis Lévesque, hier après-midi en point de presse à Québec.

Il dit ne pas craindre de voir le Tour de Beauce perdre sa saveur si quelques étapes externes s’ajoutent à celles disputées dans la région. « Le Tour de France fait des arrêts dans d’autres pays et il a conservé tout son cachet. La nouveauté dérange toujours un peu, mais nous n’avons pas essuyé de critique pour nos décisions, à part d’avoir à répondre à quelques questions. Nous avons l’appui de la région, des différents paliers de gouvernement et de nombreux commanditaires, c’est ce qui importe. »

Bonne cuvée
Cela dit, la cuvée du 23e Tour de Beauce aura bon goût, selon le président. Il s’attend de voir un peloton plus relevé qu’en 2007, ce qui pourrait donner une course plus homogène avec une centaine de coureurs en piste pour la dernière étape.

Parmi les gros noms qui seront de la partie, on pense aux Québécois Charles Dionne et François Parisien, évidemment, mais aussi à l’Américain David Zabriskie, un ancien coéquipier de Lance Armstrong roulant sous les couleurs de Slipstream. Bien sûr, d’autres cyclistes émergeront au gré des étapes. Au départ, ils seront 150 de 19 nationalités.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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