29 mai 2008

Avec le vélo, on n'a pas à faire le plein

Les automobilistes ne savent plus où donner du porte-monnaie. Se tournent-ils pour autant vers le vélo ? Petite visite chez les marchands de cycles. Le vélo urbain. Chez les Cycles Beleguic, à Condé-sur-Sarthe (derrière Carrefour), Damien Charretier, le gérant depuis quatre ans, n'a pas constaté de grande différence si ce n'est avec les vélos urbains. La clientèle s'y intéresse davantage. Le vélo tout chemin (VTC) femme était un produit qu'il avait tendance à rentrer au magasin au printemps. Cette année, il en avait après les fêtes de Noël.

On fait ses comptes. Les clients prennent la calculette. Damien Charretier cite l'exemple d'un client allant travailler en voiture. Il a calculé que ça lui revenait à 800 € de carburant par an. Il a acheté un vélo moyen de gamme à 400 €. Son achat sera amorti en six mois. Un achat intéressant si on a la possibilité de laisser son vélo dans un endroit sûr.

Dans le coffre
C'est également dans l'air du temps. On achète un vélo pliant facile à caser dans le coffre. Certains laissent leur voiture en périphérie ou sur le parking d'une grande surface et assurent leurs déplacements à la force des mollets. Ils n'ont ni embouteillages ni problèmes de stationnements payants à gérer. C'est toujours ça de gagné.

Un petit tour à l'atelier
Avant d'acheter un vélo neuf, certains commencent par ressortir leur vieux vélo du garage. Un petit tour en atelier s'impose le plus souvent avant les premiers tours de pédale. Ne serait-ce que pour changer les pneus. Chez Bayi cycles, le mécanicien chargé de l'entretien des vélos consacre environ le quart de son activité aux vieux vélos. Quand les clients passent à l'achat, ils sont souvent surpris par l'évolution de la technologie : les vitesses sont maintenant faciles à changer et les positions se règlent plus facilement.

Vélo utilitaire
Il s'adapte à son propriétaire. Les commerçants proposent par exemple des sacs-saccoches permettant de faire les courses. Indispensable pour ceux qui ne s'en servent pas uniquement pour aller au boulot. Des accessoires très en vogue dans les grandes villes mais pas vraiment à Alençon, une ville ni rurale ni urbaine où il est encore facile de stationner.

On s'en sert
On n'achète plus un vélo pour ses loisirs uniquement. Jean-Marc Bayi constate que maintenant, c'est pour s'en servir. Toutefois, il est persuadé que les consommateurs sont davantage attirés par le côté écolo et par le désir de préserver leur santé que par l'idée de faire des économies. Du moins pas encore.

On en parle
Bernard Jousselin, installé avenue de Quakenbrück depuis douze ans, ne vend pas davantage de vélos en ce moment même s'il entend les gens en parler beucoup plus. Il constate qu'un fossé s'est creusé. Il vend des vélos à 1 500 € à des personnes n'ayant pas de difficultés à boucler leurs fins de mois, là où il en vendait à 750 €. Mais les clients les plus modestes ont tendance à se rabattre sur des prix très bas. Des produits qu'il ne vend pas mais qu'on lui apporte pour qu'il les répare.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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