30 mai 2008

Quand il est question de cyclisme, le dopage revient inévitablement dans les conversations.
Lors du point de presse de la Coupe du monde cycliste féminine hier, le président-directeur général, Daniel Manibal, a été appelé à parler des accusations du docteur Maurice Duquette qui a administré de l'EPO à plusieurs athlètes, dont la cycliste de Lachine, Geneviève Jeanson.
«C'est tout simplement le reflet de la société dans laquelle on vit présentement, a-t-il dit. Le dopage n'est pas réservé seulement à ceux et à celles qui livrent la compétition en cyclisme.
« Regardez tout ce qui se passe dans les autres sports. Il y a aussi la vente des médicaments qui a doublé et même triplé dans le inonde. Le problème est plus grave que cela. »
Selon Manibal, les révélations et la suspension de Geneviève Jeanson n'ont entaché aucunement son événement de la Coupe du monde cycliste sur le mont Royal.
« Je ne pense pas que ce soit une seule personne qui fasse le succès d'une compétition comme celle de la Coupe du monde.
« Avant qu'elle soit accusée, il pesait des soupçons sur Geneviève depuis plusieurs années et, malgré tout, la foule était très nombreuse pour l'encourager. Nous avons un bon public pour le cyclisme et les foules des dernières années nous l'ont prouvé. »
7 000 $ pour les tests
Manibal prend toutefois le dopage très au sérieux.
C'est la raison pour laquelle cinq filles (les trois premières sur le podium et deux autres au hasard) sont testées à toutes les courses, soit la Coupe du monde et les cinq épreuves du Tour du Grand Montréal.
« Seulement pour les tests de dopage, nous devons débourser 7 000 $, mais nous n'avons pas le choix, a déclaré la directrice des relations publiques, Jacinthe Lemire. Il n'y a pas d' place pour les tricheurs et les tricheuses dans le sport. »
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