28 avril 2008
Il y a quelques jours, sur le boulevard René-Lévesque, en pleine heure de pointe, nous suivions un cycliste qui circulait en changeant régulièrement de voie pour dépasser l'autobus qui chaque fois le rattrapait. Nous l'avons aussi vu brûler deux feux rouges et même empiéter brièvement à contresens sur la voie inverse.
Comportement habituel des cyclistes me direz-vous sauf que, derrière ce vélo, un petit chariot était installé et qu'un bébé y était assis, à six pouces du sol. Je ne sais pas quelle serait la réaction de notre cycliste s'il était obligé de se promener à cette altitude, sans aucune protection valable. Il constaterait probablement avec effroi que son regard croise rarement celui des automobilistes qui doivent regarder plus haut : la signalisation, les piétons, les autres autos etc. Probablement qu'après une balade comme celle qu'il inflige à son enfant, notre cycliste aurait besoin d'avaler une dose massive de calmants. Probablement aussi qu'il évaluerait différemment les dangers qu'il lui fait subir, à moins que tous ses neurones n'aient été brûlés par le monoxyde de carbone qui sort des tuyaux d'échappement à cette hauteur.
Le transport actif est une belle façon écologique de se déplacer en ville, mais ce choix ne doit pas se faire au détriment de la sécurité des enfants. L'usage de ces petits chariots pour bébé qu'on attache derrière les vélos devrait être strictement interdit en dehors des voies cyclables sinon même en dehors des pistes à l'usage exclusif des vélos.
Évidemment, un bon réseau urbain continu de voies cyclables et de pistes cyclables faciliterait énormément les déplacements actifs sécuritaires.
Louise Guimont
Québec
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