4 mars 2008

Les grandes fédérations mettent en cause Hein Verbruggen

Les grandes fédérations nationales ont mis en cause mardi Hein Verbruggen, ancien président de l'Union cycliste internationale (UCI), soupçonné de vouloir provoquer une rupture dans le conflit qui perturbe l'approche de Paris-Nice (9 au 16 mars).

"Les récentes déclarations du vice-président coopté, Hein Verbruggen, plaidant ouvertement (...) pour une scission du monde cycliste débouchant sur la mise en place d'une structure commerciale à l'écart des fédérations, démontrent malheureusement qu'il essaie de provoquer une rupture plutôt que d'essayer de trouver un terrain d'entente", ont estimé les fédérations dans un communiqué publié mardi après-midi.

Hein Verbruggen, président de l'UCI jusqu'en 2005 (et actuel vice-président), est le promoteur du ProTour lancé fin 2004.

Les six fédérations européennes (Italie, Espagne, Luxembourg, France, Belgique, Autriche), en désaccord avec l'UCI sur le ProTour dans sa forme actuelle, ont voulu lancer un dernier appel à ASO, principal organisateur du cyclisme (Paris-Nice, Tour de France, etc), et à l'UCI "afin de parvenir enfin à une solution acceptable pour toutes les parties".

Menaces sur les coureurs
"Il est inadmissible que les coureurs, les équipes, les organisateurs et le public cyclistes soient les victimes de cette dispute", ont estimé les dirigeants fédéraux en s'opposant "à ce que leurs équipes et coureurs soient pris en otages et menacés".

L'UCI a brandi en effet samedi dernier la menace de suspendre les coureurs qui participeraient à Paris-Nice.

Une lettre, dont l'AFP a eu connaissance, a été également envoyée au président de la Fédération française (FFC), Jean Pitallier, pour le mettre en demeure de retirer son autorisation à ASO.

"Je ne vais pas vous rappeler les conséquences que pourrait avoir une suspension de la FFC sur la participation de ses coureurs aux compétitions internationales de tous niveaux", écrit Pat McQuaid, président de l'UCI, dans ce courrier daté de lundi, en remettant ainsi en cause la présence de coureurs français aux Championnats du monde et JO.

Les fédérations nationales ont réagi sans attendre en soulignant qu'elles "n'acceptent pas d'être menacées de sanctions susceptibles de priver leurs athlètes d'une participation aux Championnats du monde et aux jeux Olympiques".

"ProTour sans valeur sportive"
Leur communiqué souligne que "toutes les parties prenantes dans le cyclisme réclament avec force une réforme approfondie du ProTour". Elles s'appuient sur la résolution votée lors du congrès de l'Union européenne de cyclisme (UEC) tenu le week-end dernier en Grèce.

"Hélas, le vice-président Verbruggen persiste à maintenir, contre vents et marées, son système ProTour fortement contesté et qui, sans les "monuments historiques du cyclisme", n'a plus aucune valeur sportive !", ajoutent les six fédérations.

Paris-Nice, qui se tiendra sous l'égide de la FFC et non plus de l'UCI, doit réunir à partir de dimanche vingt équipes, parmi lesquelles 17 (sur 18) disposant d'une licence ProTour, malgré le boycott que leur a demandé en vain l'UCI.

L'association internationale des équipes (AIGCP) a confirmé mardi la conclusion d'un accord avec ASO pour l'établissement du contrat d'engagement.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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