19 février 2008Un cycliste a déjà été suspendu pour trois ans
Le président fondateur des Mardis cyclistes de Lachine, Joseph Tino Rossi, n’y va pas par quatre chemins : selon lui, plusieurs cyclistes consomment des substances, et il ne pense pas seulement à la désormais célèbre Geneviève Jeanson.
Robert Leduc
Le président des Mardis cyclistes de Lachine, événement sportif qui célébrait ses trente ans d’existence en 2007, a rappelé le nom d’Erik Lyman, un cycliste qui a repris récemment la compétition après avoir écopé une suspension de quatre ans (il en a purgé trois) pour dopage. M. Rossi parle de ce cas sans réserve et sans retenue parce que l’athlète, qui a de nouveau couru à Lachine l’été dernier, avait été suspendu par l’Association cycliste canadienne (ACC), une décision qui avait été portée à l’attention de la Fédération québécoise des sports cyclistes pour qui le dopage est « un sujet préoccupant », selon son directeur, Louis Barbeau.
Joseph Tino Rossi, qui ne feint pas le malaise sur cette délicate question, précise toutefois qu’il n’y a pas de tests de dopage aux Mardis cyclistes de Lachine.
« Il serait naïf de penser qu’il n’y a plus aucun cycliste qui prend des substances illicites depuis les cas de Lyman et Jeanson ou encore du scandale qui a éclaté au dernier Tour de France », déclare M. Barbeau. Aussi, le dossier est-il pris très au sérieux et une campagne de sensibilisation et de prévention a été lancée par la Fédération, initiative qui semble avoir connu un impact et qui pourrait être reprise ailleurs.
Louis Barbeau estime que « les sports en général sont comme une micro-société dans laquelle se retrouvent toutes les tendances et tous les abus ».
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